Typologie de contenus: Actualité

Jeux olympiques et paralympiques 2024 : le ministère de la Justice pleinement mobilisé

Publié le 13 juillet 2023 - Mis à jour le 16 janvier 2024

À un an des Jeux olympiques et paralympiques de Paris, le ministère de la Justice organisait un séminaire le 10 juillet pour se préparer à répondre aux enjeux qui le concernent. Cet évènement sportif majeur constitue aussi une belle opportunité de renforcer l’insertion des publics pris en charge par le ministère par la pratique sportive.

Éric Dupond-Moretti, garde des Sceaux, et le préfet Michel Cadot, délégué interministériel aux Jeux olympiques et paralympiques.

Temps de lecture :

3 minutes

Quatre milliards d’euros de budget, 208 pays participants, 15 000 athlètes suivis par 600 000 spectateurs et 4 milliards de téléspectateurs, 22 villes françaises concernées : pendant le temps olympique, qui démarrera dès le 8 mai 2024 avec le relais de la flamme, les projecteurs seront braqués sur la France. « Le ministère de la Justice est pleinement mobilisé pour contribuer à faire de cette manifestation planétaire un succès complet pour notre pays », a indiqué Éric Dupond-Moretti, garde des sceaux, ministre de la Justice, en introduction de ce séminaire.

Assurer la continuité de l’activité et anticiper les scénarios de crise

Réactivité judiciaire, analyse des risques au plus près des territoires, adaptation de la politique pénale… Pendant les Jeux olympiques et paralympiques (JOP) de Paris, le ministère de la Justice sera mobilisé pour assurer d’une part la continuité de l’activité judiciaire, et répondre d’autre part à l’accroissement d’activité qu’entraînera l’afflux de visiteurs dans notre pays, en Île-de-France notamment.

Les enjeux sécuritaires – délinquance, troubles à l’ordre public, actes terroristes, menaces cyber… –  et les suites judiciaires qu’ils impliqueront nécessitent une parfaite articulation entre les forces de sécurité intérieure et la justice. Parmi les risques spécifiques liés à cet évènement sportif, la lutte contre le dopage, les manipulations sportives ou encore la revente illicite de billets. La lutte contre les violences sexistes et sexuelles et la lutte contre les discriminations, si elles ne sont pas directement liées à la nature de l’évènement, feront l’objet d’une vigilance toute particulière. 

Autre priorité pour le ministère de la Justice : anticiper les scénarios de crise, pour agir au plus vite et au plus juste s’ils se réalisaient. Ce travail de préparation est en cours et passe notamment par des exercices de crise. Au-delà de l’anticipation, la coordination de l’ensemble des acteurs concernés ainsi qu’une organisation souple seront indispensables pour pouvoir faire face à toutes les situations. 

Des moyens accrus pour être à la hauteur de l’évènement

L’affectation de moyens supplémentaires en juridictions est en cours, à commencer par les juridictions de région parisienne qui seront les plus impactées par les JOP. Les effectifs de magistrats, greffiers et vacataires y seront renforcés dès janvier 2024 pour pouvoir absorber l’accroissement d’activité.

L’administration pénitentiaire et la protection judiciaire de la jeunesse, qui se préparent aussi à une hausse de leur activité, se sont vu octroyer des moyens supplémentaires, et adaptent leur organisation au regard des enjeux à venir.

Les JOP, une opportunité pour faire du sport un levier d’insertion

« Dans notre société fragile, parfois déboussolée, les valeurs du sport représentent beaucoup : la fierté, le respect des règles, le respect de l’autre, le dépassement de soi, la joie collective partagée, la création de liens pacifiques entre les peuples… Ces valeurs sont au sein de notre ministère un vecteur éducatif pour les jeunes sous main de justice, et irriguent nombre de projets d’inclusion par le sport », a souligné Éric Dupond-Moretti. Si la protection judiciaire de la jeunesse et l’administration pénitentiaire se sont déjà emparés de la pratique sportive comme levier d’insertion, les JOP sont l’occasion de développer cette approche à travers des plans dédiés. Cela passera notamment par des conventions avec des fédérations sportives, par le renforcement des compétences des professionnels et par la sécurisation des pratiques dans le domaine du sport. Les moyens alloués à ces plans sont importants et s’appuient sur la forte mobilisation des services. Objectif : proposer des mesures concrètes autour de thématiques fortes, pour insérer socialement par le sport, renforcer la citoyenneté et préparer l’employabilité. 

« Notre ministère sera au rendez-vous du 26 juillet, premier jour de la compétition. Prêt, mobilisé, passionné », a conclu le garde des Sceaux.