[Archives] Une éthique de la justice

Publié le 13 novembre 2012

de Christiane Taubira, garde des sceaux, ministre de la Justice

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Christiane Taubira, garde des sceaux, ministre de la Justice, réagit aux déclarations de M. Buisson, l’accusant d’être en conflit d’intérêt par ses liens avec Anticor :

Décidément, tout s’en va, emporté par les torrents de trivialité. Ils avaient bien de la chance, les contemporains d’Emile Zola. Car derrière ce titre tonitruant, J’ACCUSE, asséné pour prendre fait et cause pour le Capitaine Dreyfus, il y avait une littérature éblouissante, un courage politique et physique, une éthique de la justice, une conception exigeante de la liberté, d’abord pour l’autre, et un consentement à l’altérité dans un climat politique survolté.

Aujourd’hui où ce qui est minuscule fait grand tapage en tombant, ce détournement du cri de tonnerre de Zola résonne pathétiquement comme un couic de déroute. Avoir été membre du comité de parrainage lors de la création d’Anticor, sans être encore membre de l’association, témoigne à la fois du sens de l’engagement citoyen dans la responsabilité politique, et de la place qu’occupe la vigilance citoyenne dans la vitalité de la démocratie.

La Justice accomplit son œuvre, par l’office des magistrats qui requièrent et jugent au nom du peuple français, en conscience et conformément aux dispositions du code pénal. Pas de place pour le désarroi qui se déguise en incantation littéraire. 

 

 

 

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