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Le dessin s’invite au quartier Mineurs de Brest

Publié le 29 janvier 2018

Dessin

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Les jeunes détenus au sein du quartier Mineurs de la maison d’arrêt de Brest ont eu l’occasion de (re)découvrir le plaisir de dessiner et d’exprimer leurs idées sur une feuille blanche. Un projet mis en place par les professionnels de la protection judiciaire de la jeunesse assurant le suivi éducatif des mineurs, en collaboration avec le Centre d'art contemporain "Passerelle" de Brest.

« Le dessin permet d’exprimer des choses profondes chez les jeunes », analysent Roméo et Laurianne, intervenants du Centre d’art contemporain Passerelle (CAC Passerelle) au sein du quartier mineurs de la maison d’arrêt de Brest. Le CAC explore des champs artistiques aussi divers que le graphisme, la musique et la création contemporaine. Il a posé ses valises pour quatre demi-journées au quartier mineurs de la prison de Brest pour permettre à neuf jeunes de se prêter au jeu du dessin, de l’imagination et de la réflexion.

Les adolescents ont rapidement trouvé l’inspiration pour remplir leur feuille blanche. Seule contrainte imposée par Laurianne et Roméo, faire un dessin sur le thème de la ville et de l’environnement urbain. Les mineurs, sans même se concerter, ont décidé de partir sur un environnement familier, celui de leur quartier, de leur ville. Sur leurs dessins, on peut ainsi voir des lieux qui ont marqué leur enfance comme le terrain de football, la maison des jeunes et de la culture ou encore la superette du coin. A travers chaque oeuvre c'est une histoire qui se dessine, des souvenirs amicaux et familiaux.

Un dessin, une histoire

Dessin 1

Thomas* livre sa vision de son quartier dans un dessin très détaillé, en noir et blanc : « Ici, il y avait sept poubelles, maintenant il n’en reste que deux. Là c’est la plaine de jeux. Les gens de la ville ont mis des grillages pour que les enfants puissent jouer tranquillement ».

Cette parenthèse culturelle permet ainsi aux jeunes de s’échapper de leur quotidien et d'explorer une nouvelle façon de s’exprimer.

Lors de la dernière session, les jeunes étaient libres de choisir leur sujet. « D’habitude je dessine des mangas, là ce n’est pas simple de devoir dessiner autre chose », confie Alexandre*. Une fois l’inspiration trouvée, les coups de crayons fusent, laissant apparaître, petit à petit, un visage à la fois inquiétant et rempli d’émotions. Ce personnage imaginaire crée et dessiné par Alexandre* s'appelle « Sugar Pop ». Un nom rassurant pour un personnage qui l’est moins : « Comme ça on peut pas savoir si c’est un super héros ou un méchant ».

La dizaine d'oeuvres réalisée est exposée au sein du quartier Mineurs.

*Les prénoms ont été modifiés