La culture
L'accès à la culture est un des éléments d'un parcours d'insertion ou de réinsertion d'une personne placée sous main de justice.
En lien avec les structures culturelles des villes et des départements et avec le soutien des services déconcentrés du ministère de la Culture et de la Communication, les services pénitentiaires d'insertion et de probation (SPIP) pilotent une programmation d’activités adaptées à un public pris en charge : arts plastiques, musique, atelier d’écriture, théâtre,….
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Arts plastiques
Musique
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Spectacles vivants
Audiovisuel
Patrimoine
Textes de référence
Circulaire d’application du protocole culture justice de 2009, signée par le ministère de la Justice (DAP, DPJJ) et le ministère de la Culture et de la Communication. Elle permet de conforter ou d’étendre la mise en œuvre du protocole culture justice sur des territoires encore insuffisamment couverts. Dispositif : «Marseille, capitale européenne de la culture en 2013» juin 2012Dans le cadre de « Marseille, capitale européenne de la culture en 2013 », les associations, Cultures, publics et territoires et Lieux fictifs s’associent pour valoriser et optimiser les actions culturelles au bénéfice des personnes placées sous main de justice, à l'échelle européenne. Un colloque à destination des professionnels de la culture et de la justice a eu lieu les 20, 21, et 22 juin 2012, autour de la question «Quelles actions autour de la création artistique pour les publics sous main de justice ?» |
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Toutes les disciplines d’arts plastiques peuvent être proposées aux personnes détenues : peinture, sculpture, photographie, graphisme, design et techniques relatives aux métiers d’art.
Des séances, ateliers ou stages sont organisés par des structures culturelles (fonds régionaux d’art contemporain, artothèques) ou par des artistes qui se déplacent en détention.
Depuis 2009, un concours de bande dessinée, Transmurailles, a lieu en détention. Il permet aux personnes détenues de réaliser des planches de BD et au gagnant d’être exposé au festival international de la BD d’Angoulême.
En 2009, M. Berthet avait remporté le 1er prix. Depuis sa libération, il a sorti une BD et réalisé l’affiche 2012 du concours.
En 2012, le thème du concours était : l’espace, rêvé ou réel ?
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En détention, il existe une variété de propositions et de structures qui portent des projets musicaux ou chorégraphiques : initiation à l’expression musicale, exploration des sens et le langage du corps….
A la maison centrale de Saint Maur, l’association Les Musiques de la Boulangère a créé, depuis les années 90, une entreprise de numérisation et de création sonore au sein de la détention. Les personnes détenues y sont formées et salariées.
Depuis 2007, un partenariat existe entre l'administration pénitentiaire et la fédération Fédurok. Il favorise la découverte des musiques actuelles en détention par le biais de concerts organisés avec les lieux de musique locaux.
En 2011, il y a eu 142 projets de concerts pour la fête de la musique (partenariat avec des festivals de musique ou des orchestres, concerts d’été organisés dans les établissements pénitentiaires de Bretagne, projet régional Europa jazz dans les établissements pénitentiaires des Pays de la Loire).
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Chaque établissement pénitentiaire dispose d'une bibliothèque accessible à toutes les personnes incarcérées. Au sein de chaque bibliothèque, l’animation mise en place doit inciter les lecteurs à la découverte d’auteurs et d’œuvres. Elle doit engager un travail sur la langue et l’imaginaire et créer un nouveau rapport à l’écrit.
En 2012, dans le cadre de l’opération «dis-moi dix mots qui te racontent», qui a lieu pendant la semaine de la langue française, 10 personnes détenues de la maison d’arrêt de Strasbourg ont reçu un prix littéraire pour l’affiche composée avec 10 textes inspirés par 10 mots de Jean-Jacques Rousseau.
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Il s’agit d’activités en lien avec l’ensemble des disciplines du spectacle vivant : lecture d’un texte, écriture d’une pièce, initiation à l’improvisation et au jeu de scène, montage d’un décor, fabrication de costumes, réalisation artistique et technique d’un spectacle.
Ce sont principalement les institutions culturelles (scènes nationales, théâtres, centres chorégraphiques) qui proposent des activités ou ateliers et offrent la possibilité aux personnes détenues d’approcher le monde du théâtre et du spectacle vivant dans toute sa diversité.
En 2011, les personnes détenues de la maison centrale d’Ensisheim ont réalisé une pièce de théâtre intitulée «Derrière les anges, il y a des ailes» qui a donné lieu à des représentations au sein de l’établissement.
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Audiovisuel
Proposer des activités dans le domaine de l’audiovisuel et du cinéma permet de donner une autre place à l’image notamment dans une société où la télévision est omniprésente. Ces activités favorisent le développement de l’analyse critique en explorant diverses formes d’écritures audiovisuelles (fiction, documentaire, vidéo de création ou cinéma expérimental).
Elles permettent la rencontre entre un public et des créateurs. Le canal vidéo interne de l’établissement peut être également utilisé à des fins artistiques (diffusion des œuvres réalisées par les personnes détenues).
Des ateliers et des formations sont proposées à des personnes détenues par des associations, Les yeux de l’ouïe, et Lieux fictifs, implantées respectivement à la maison d’arrêt de la Santé et au centre de détention des Baumettes. Certaines entreprises professionnalisent l’activité audiovisuelle en détention, comme au centre de détention de Bourg-en-Bresse, où les personnes détenues réalisent des sous-titrages de films pour personnes sourdes et malentendantes.
Bon nombre d’établissements pénitentiaires sont partenaires de festivals pour des projections de films au sein de la détention. En 2012, pour sa 2e édition, le festival Fleury fait son cinéma, a permis de constituer un jury mixte (surveillants, personnels des SPIP, personnes détenues) et de faire participer une cinquantaine de personnes détenues à des débats autour de thématiques liées aux films présentés.
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Patrimoine
Dans le champ du patrimoine, les partenaires culturels possibles sont variés: musées, écomusées et musées de société, sites historiques ou archéologiques, archives municipales ou départementales, associations de restauration du patrimoine, cinémathèques, fonds patrimoniaux des bibliothèques, villes et pays d'art et d'histoire, maisons de l’architecture, métiers d'art ...
Des partenariats nationaux existent entre l’administration pénitentiaire et le musée du Louvre (maison d’arrêt de la Santé, maison centrale de Poissy), le Château de Versailles (centre pénitentiaire de Meaux-Chauconin et la maison d’arrêt de Versailles) qui accueille régulièrement sur son domaine des personnes effectuant des travaux d’intérêt général.
Des partenariats avec des musées contemporains se sont développés depuis le début des années 2000 comme à la maison d’arrêt de Toulouse-Seysses où, une formation des personnels surveillants sur l’intérêt de l’action culturelle développée en détention, a été mise en place.
Le Louvre développe également des formations du même type auprès des surveillants des établissements pénitentiaires partenaires. Un projet d’ampleur Le temps en chantier mené dans 4 établissements pénitentiaires de la région de Lille se déroule actuellement en lien avec l’antenne Louvre-Lens.
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Premier protocole d'accord entre le ministère de la Culture et le ministère de la Justice signé le 25 janvier 1986
Les principes de l’action culturelle ont pour objectifs de favoriser la réinsertion des personnes détenues, encourager les prestations culturelles de qualité, valoriser le rôle des personnels pénitentiaires, sensibiliser et associer chaque fois que possible les instances locales à ces actions.
Deuxième protocole d'accord signé entre les deux ministères le 15 janvier 1990
Ce protocole affirme 4 principes de fonctionnement : territorialisation, professionnalisation, programmation, évaluation.
Un troisième protocole d'accord signé le 30 mars 2009
Ce protocole offre un cadre commun à la prise en charge des majeurs et des mineurs pour l'accès aux activités culturelles.
Deux circulaires élaborées conjointement par les deux ministères précisent :
Textes du ministère de la Culture et de la Communication :
Code pénal/ loi pénitentiaire
Règles pénitentiaires européennes : articles 24.12; 25. ; 27.3 à 27.7; 28.5 ;103.4
Loi pénitentiaire : articles 3-27-28-41
Code de procédure pénale D.440 à D.449-1; articles R57-6-17; D277
Rapport
Sur les bibliothèques des établissements pénitentiaires (janvier 2005).
Note relative à l’enquête interne de l’administration pénitentiaire en 2010 relative à l’état des lieux des bibliothèques en détention sera diffusée d’ici la fin 2012.
Guide : La seconde édition du Guide du détenu bibliothécaire est diffusée auprès des SPIP et des établissements pénitentiaires.
Bibliographie
Bibliographie sélective de la culture en milieu pénitentiaire
Bibliographie de l’ENAP, publications traitant de l’activité culturelle en milieu pénitentiaire
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