Culte
Retour sur la pratique et l'organisation du culte en détention.
La loi du 9 décembre 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat garantit le libre exercice des cultes. L’administration pénitentiaire doit donc organiser l’accès au culte. Elle est tenue de permettre à chaque personne détenue de « pouvoir satisfaire aux exigences de sa vie religieuse, morale ou spirituelle » (article R.57-9-3 du code de procédure pénale). C’est pourquoi les personnes détenues de toutes confessions peuvent pratiquer leur religion en détention et respecter ses préceptes par la pratique de la prière, de la lecture, ou lors d’offices collectifs organisés dans des conditions adaptées selon la configuration des lieux.
Des aumôniers agréés interviennent en détention afin de célébrer les offices religieux, d’animer des réunions cultuelles et d’apporter l’assistance spirituelle aux personnes détenues.
Cinq confessions sont agréées au niveau national : les aumôneries catholique, israélite, musulmane, orthodoxe et protestante.
"Les personnes détenues ont le droit à la liberté d'opinion de conscience et de religion. Elles peuvent exercer le culte de leurs choix, selon les conditions adaptées à l'organisation des lieux, sans autres limites que celles imposées par la sécurité et le bon ordre de l'établissement ". |