La culture, un élément essentiel de la réinsertion des détenus.
Jeudi 14 octobre 2010, l'Orchestre national de Lille était à la maison d'arrêt de Séquedin. Dirigée par Jean-Claude Casadesus, chef d'orchestre de renommée internationale, la formation a donné à destination des détenus deux concerts d’une heure : un devant 105 hommes et l'autre devant 70 femmes qui ont souhaité y assister.
Ce n'est pas la première fois qu'une telle expérience a lieu. L'orchestre national de Lille a d'ailleurs donné son premier concert en détention en 1991. Il se reproduit depuis régulièrement dans ce cadre, notamment au sein de l'établissement pénitentiaire de Loos.
Dans la salle de sport de la maison d'arrêt de Séquedin, tout a été fait pour recréer le cadre d'une vraie salle de concert, jusqu'aux smokings des 75 musiciens. L'orchestre a interprété quatre morceaux : la Danse Hongroise N°5 de Johannes Brahms, Tzigane de Maurice Ravel, L’oiseau de Feu d’Igor Stravinski et La Marche de Radetzky de Johann Strauss.
La réussite de cet événement est une preuve de plus que la culture a sa place en prison, et l'administration pénitentiaire comme les détenus souhaitent voir ces manifestations se répéter.
En lien avec les structures culturelles des villes et des départements et avec le soutien du ministère de la Culture et de la Communication, les services pénitentiaires d'insertion et de probation (SPIP) programment des activités adaptées au public : diffusion d'oeuvres, ateliers de pratiques artistiques dans différents domaines (arts plastiques, écriture, théâtre, musique, audiovisuel).