Accompagner les familles de personnes détenues
Rencontre avec une association
Jeannette Favre est à l’origine en 1993 de la première fédération régionale des maisons d’accueil des familles et amis de personnes détenues et de l'union nationale UFRAMA. Assistante sociale de formation, elle a exercé pendant 14 ans sa profession à la maison d’arrêt de Saintes (17), avec la conviction profonde de l’utilité de son métier en termes de réinsertion sociale. Présidente de l'UFRAMA, elle se donne pour objectif de maintenir et renforcer les initiatives visant à favoriser les liens familiaux.
Comment est née la première maison d’accueil des familles et des amis de personnes détenues ?
« Les maisons d’accueil sont nées de l’initiative privée dès 1972 car, à l’époque, il n’y avait pas de structure à proximité des établissements. Il faudra attendre le programme immobilier « 13 000 » pour voir apparaître progressivement au début des années 1990 des locaux destinés à l'accueil des familles.
Il existe à ce jour 145 associations de maisons d'accueil des familles de personnes détenues dont 29 avec hébergement de nuit. Des formations ont été mises en place à l'attention des bénévoles assurant l'accueil des familles pour pouvoir répondre avec compétence aux besoins d’écoute et de soutien des proches de personnes détenues. »
Comment les enfants vivent-ils l’incarcération d’un parent détenu ?
« Les familles sont en difficulté pour aborder la question de
l'incarcération avec leurs enfants. Deux livrets ont été édités par l'UFRAMA en collaboration avec l'administration pénitentiaire pour soutenir le dialogue au sein de la famille: « Tim et le mystère de la patte bleue » pour les 3-7 ans et « Avoir un parent en prison » pour les 7-11 ans. Ces livrets destinés à être remis gratuitement aux familles sont disponibles au siège de l'UFRAMA. »
Quelles sont les actions menées par l’UFRAMA pour expliquer le placement sous surveillance électronique (PSE) ?
« La famille va subir l’influence d’une telle mesure et tout particulièrement les enfants. Comment un enfant peut-il comprendre les contraintes horaires fixées à son père ou sa mère ? Comment vivra-t-il les contrôles et le risque de l’incarcération qui pèse en cas de non respect des obligations ? C'est dans le but de favoriser le dialogue au sein de la famille que l'UFRAMA a édité le carnet « Tim et le bracelet mystérieux » destiné aux enfants ayant un parent en PSE. »
Pour obtenir les livrets, s’adresser à : UFRAMA,
8 passage Pont Amilion, 17100 SAINTES, uframa@wanadoo.fr - http://uframa.listoo.biz
Voir le réseau partenarial de l'administration pénitentiaire