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| Magistrat du ministère public (Voir Ministère public) |
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Désigne :
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au tribunal de grande
instance : le procureur de la République et ses substituts,
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à la cour d’appel : le
procureur général, les avocats généraux et les substituts
généraux.
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Désigne :
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au tribunal de grande
instance : le président, les vice-présidents et les juges ;
• au tribunal d’instance : le juge d’instance ;
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à la cour d’appel : le
Premier président, les présidents de chambre et les conseillers
Ils
ont pour fonction de rendre la Justice, c'est-à-dire de trancher les
conflits qui leur sont soumis, à la différence des magistrats du
Parquet. Leurs décisions sont appelées : ordonnance (Exemple :
ordonnance du juge d'instruction), jugement (Exemple : jugement du
tribunal correctionnel) ou arrêt (Exemple : arrêt de cour d'appel).
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| Établissement
pénitentiaire pour les condamnés les plus difficiles. Leur régime de
détention est essentiellement axé sur la sécurité. |
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| Maison de justice et du droit (MJD) |
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| Lieu
de justice créé dans des communes ou quartiers éloignés des Palais de
Justice. Cette structure de proximité est ouverte à tous les habitants
et voit intervenir de nombreux acteurs : greffiers, magistrats,
avocats, éducateurs de la protection judiciaire de la jeunesse,
délégués du procureur, agents des services pénitentiaires d’insertion
et de probation… Ces professionnels répondent de manière adaptée à la
petite délinquance quotidienne (actions de prévention, d’insertion et
de réinsertion, mesures alternatives aux poursuites pénales), aux
petits litiges civils (conciliation, médiation) et aux demandes
d’informations juridiques (consultations juridiques par des avocats,
aide et soutien par des associations). Un accueil spécifique est par
ailleurs réservé aux victimes d’infraction. |
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| Reçoit les prévenus et les condamnés dont la peine ou le reliquat de peine n'excède pas deux ans. |
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En matière pénale : acte
judiciaire par lequel, pour les besoins de l'enquête, le magistrat
compétent décide de faire comparaître, de faire arrêter ou de placer
une personne en détention.
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En matière civile : contrat par lequel une personne (le
mandant) charge une autre personne (le mandataire) de la représenter
pour accomplir en son nom des actes juridiques comme la vente ou la
location. La procuration est l’écrit par lequel est donné le mandat.
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| Décision
du juge d’instruction mettant en demeure une personne mise en examen de
se présenter devant lui. C’est un acte écrit, qui lui est notifié par
un huissier de justice ou un agent de la force publique. |
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| Ordre
donné par un magistrat au chef ou directeur d’un établissement
pénitentiaire de recevoir, mais aussi, de maintenir en détention, une
personne mise en examen. |
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| Mandat de protection future |
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| Contrat
qui permet à une personne d'organiser à l'avance sa protection ainsi
que celle de ses biens et de désigner la ou les personnes qui en
seront chargées, pour le jour où son état de santé ne lui permettra
plus de le faire elle-même. |
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| Ordre
donné par le juge d’instruction, à la police ou à la gendarmerie, de
conduire immédiatement une personne mise en examen devant lui, même par
la force. |
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| Ordre
donné par le juge d’instruction, à la police ou à la gendarmerie, de
rechercher et d’arrêter une personne mise en examen puis de la conduire
dans une maison d’arrêt. |
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| Décision
émise par une autorité judiciaire compétente d’un Etat membre de
l’Union européenne, en vue de l’arrestation et de la remise par
décision de l’autorité judiciaire d’un autre Etat membre, d’une
personne recherchée pour l’exercice de poursuites pénales ou pour
l’exécution d’une peine ou d’une mesure de sûreté privative de liberté. |
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| Union
entre un homme et une femme, consacrée par une déclaration solennelle
(célébration) reçue par un officier de l’état civil (le maire, l’un de
ses adjoints ou une personne qu’il délègue). Le mariage confère aux
époux des droits et des devoirs réciproques : respect, assistance,
secours, fidélité, contribution aux charges du mariage, éducation et
entretien en commun des enfants, solidarité pour les dettes du ménage... |
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| Mariage
contracté sans réelle intention matrimoniale (Exemple : absence de vie
commune) dans le seul but de faire bénéficier l'un des deux conjoints
des avantages que confère la loi aux époux, en matière d’acquisition de
nationalité notamment. Il peut en conséquence être frappé de nullité. |
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| Médiateur de la République |
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| Personne
indépendante chargée de rechercher des solutions amiables pour les
litiges qui opposent les administrés à l’administration (État, conseils
régionaux et généraux, municipalités) ou encore les établissements
publics et entreprises de service public (organismes de sécurité
sociale, caisses d’épargne…). La saisine du Médiateur de la République
n’est pas directe mais nécessite l’intervention d’un parlementaire
(député ou sénateur). Le Médiateur de la République a compétence pour
adresser des recommandations ou des injonctions. Il est assisté de
délégués (appelés délégués du Médiateur de la République) sur tout le
territoire national. |
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| Personne
indépendante et qualifiée, disposant généralement d'une formation en
droit et en sciences humaines, désignée par le juge pour mettre en
oeuvre une médiation judiciaire. |
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| Lorsqu’un
juge est saisi d’un litige, il peut, à tout moment, proposer aux
personnes en conflit de résoudre à l’amiable leurs difficultés grâce à
l’intervention confidentielle d’un médiateur judiciaire. Il s’agit
d’amener les personnes à rechercher elles-mêmes, les bases d’un accord
durable et acceptable. |
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| Médiation judiciaire en matière familiale |
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| Proposée
par le juge, elle a pour objet de trouver des solutions aux situations
conflictuelles qui peuvent surgir au sein de la famille : par exemple,
lorsqu’un couple se sépare ou divorce et qu’il ne parvient à s’entendre
sur les conséquences de la rupture (autorité parentale, hébergement des
enfants, partage des biens…). Cette intervention peut aussi être
sollicitée lorsqu’un couple marié n’arrive pas à se mettre d’accord sur
la contribution de chacun aux charges du mariage ou sur l’éducation des
enfants. |
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| Elle
est une mesure alternative aux poursuites pénales. Sur proposition du
Parquet, elle réunit l’auteur et la victime d’une infraction pénale, en
présence d’un tiers médiateur habilité par la justice. Elle consiste à
trouver une solution librement négociée et à définir les modalités
d’une réparation. |
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| Document
écrit adressé à la Cour de cassation ou aux juridictions
administratives dans lequel les parties exposent leurs demandes
et arguments respectifs. |
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| Mesure
à double objectif : faire prendre conscience d’une infraction à un
mineur et lui permettre de restaurer son image vis-à-vis de sa victime,
de sa famille et de la société. Prescrite en alternative aux poursuites
ou après un jugement, sa mise en œuvre peut revêtir des formes très
diverses : action en faveur d’une collectivité, d’une association ou de
la victime, réflexion suivie d’un écrit ou exposé devant le tribunal…
Une disposition similaire est également prévue pour les majeurs. |
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| Lorsqu'une
personne présente un caractère dangereux, le juge peut décider
d'appliquer une sanction pénale de nature préventive, telle que le
traitement thérapeutique ou le placement sous surveillance électronique
mobile Voir PSEM. |
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| Mesure d’activité de jour |
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| L’activité
de jour consiste en la participation du mineur à des activités
d’insertion professionnelle et scolaire encadrées par les services de
la protection judiciaire de la jeunesse. Elle constitue un complément
aux mesures éducatives en milieu ouvert ou au placement judiciaire et
permet de structurer le quotidien du mineur qui en fait l’objet. |
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| Mesure d’investigation et d’orientation éducative |
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| Mesure
d’aide à la décision pour le magistrat, ordonnée par lui, elle consiste
en un bilan pluridisciplinaire de la situation personnelle, familiale,
éducative et psychologique du mineur. Elle est généralement menée par
un éducateur, un assistant de service social et un psychologue, voire
un médecin psychiatre. |
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| En opposition au milieu ouvert. Voir «Etablissement pénitentiaire». |
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| Le
milieu ouvert regroupe l'ensemble des mesures alternatives à
l'incarcération qui répondent à une démarche de responsabilisation du
condamné. Les personnes faisant l'objet de ces mesures sont placées
sous contrôle du juge de l'application des peines et suivies à sa
demande par des services pénitentiaires d'insertion et de probation,
soit dès le jugement (contrôle judiciaire), lors du jugement (sursis
avec mise à l’épreuve) ou suite aux modalités d’exécution de la peine
d’emprisonnement (semi-liberté)... Désigne également l’ensemble des
mesures prises par le juge des enfants à l’égard d’un mineur et qui
s’exercent dans sa famille, par opposition aux mesures de placement. |
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| Enfant, adolescent qui n’a pas atteint l’âge de la majorité légale fixée à 18 ans. Le mineur est soumis à l'autorité parentale ; il ne dispose pas de tous les droits d’une personne majeure et ne peut exercer lui-même les droits dont il est titulaire. |
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| Il veille à la bonne administration de la Justice, décide des politiques de réforme et présente au Parlement les projets de loi. Il définit la politique pénale afin de parvenir à une égalité de traitement des citoyens face à la loi sur l'ensemble du territoire. A cette fin, il assure la cohérence de l'action pénale des parquets. Il organise les moyens nécessaires à l'action et à la gestion des juridictions et nomme les officiers ministériels (huissiers de Justice, notaires, avoués...). Il s'appuie sur les membres de son cabinet en liaison étroite avec les directions du ministère de la justice. |
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| Ministère public (Parquet) |
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| Ensemble
des magistrats travaillant dans les cours et tribunaux de l’ordre
judiciaire, chargés de représenter les intérêts de la société et de
veiller au respect de l’ordre public et à l’application de la loi. Le
ministère public est hiérarchisé (procureur général, procureur,
procureur-adjoint, vice-procureur et substitut) et subordonné au garde
des sceaux. Il ne bénéficie pas de l'inamovibilité des magistrats du
siège (magistrat qui ne peut être déplacé, suspendu ou révoqué sans son
avis, sauf pour raison disciplinaire ou en cas de maladie) . Voir
Procureur de la République, Procureur général, Poursuites. |
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| Situation d'un individu, le mineur. |
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| Original
d’une décision de justice (jugement ou arrêt) conservé au greffe de la
juridiction. Désigne aussi l’original d’un acte conservé chez le
notaire (acte notarié). |
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| Décision
prise, par le juge d’instruction ou par la chambre de l’instruction, à
l’encontre d’une personne mise en examen pour crime, de la renvoyer
devant la cour d’assises pour y être jugée. |
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| Acte
par lequel un créancier demande à son débiteur d’exécuter ses
obligations (Exemple : commandement de payer). Si elle reste sans
résultat, des intérêts de retard peuvent courir et des
dommages-intérêts peuvent être réclamés. La mise en demeure peut être
délivrée par un huissier de justice ou par lettre recommandée avec
demande d’avis de réception. |
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| Décision
du juge d’instruction, de faire porter ses investigations sur une
personne contre laquelle il existe des indices graves ou concordants,
qui rendent vraisemblable qu’elle ait pu participer, comme auteur ou
comme complice, à la réalisation d’un crime ou d’un délit. La
personne mise en examen a le droit à un avocat et peut également
demander au juge de procéder à tout acte lui paraissant nécessaire à la
manifestation de la vérité : auditions, confrontations, expertises… Le
juge peut prononcer, à l'encontre du mis en examen, une mesure de
contrôle judiciaire ou saisir le juge des libertés et de la détention,
s’il envisage un placement en détention provisoire. |
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| Suspension
provisoire de l’exécution de certaines obligations, qui a pour effet de
prolonger certains délais. Exemple : un moratoire reporte les dettes
pendant les périodes de guerre. |
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| Motifs
avancés par une partie sur le fondement desquels, celle-ci entend voir
reconnaître par une juridiction, le bien-fondé de sa demande ou de sa
défense. Le moyen peut porter sur des motifs de fait ou de droit, ainsi
que sur le fond d’une affaire ou sur la procédure. |
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