Ministère de la Justice
 

 

08 décembre 2011

Prix initiatives Justice

Des nouvelles des lauréats de l'édition 2010

Modernité, innovation, inventivité, la seconde édition des Prix initiatives Justice récompense, ce 8 décembre, ceux qui se sont distingués par leur engagement en faveur des citoyens et de l’institution judiciaire. L’occasion aussi de revenir sur le succès des projets présentés l’an passé.

prix Initiatives Justice - crédits : MJL/DICOMPour la deuxième année consécutive, le Ministère de la Justice et des Libertés met à l’honneur les agents qui ont œuvré à « innover au bénéfice de l’institution » ou à « rapprocher la justice des citoyens ».  Michel Mercier, garde des Sceaux, ministre de la Justice et des libertés, a tenu à reproduire l’expérience réussie de 2010 en proposant à tout agent du ministère et à toute personne participant aux missions de la Justice de déposer un dossier dans l’une de ces deux catégories.

Qu’ils concourent dans l’une ou l’autre, seuls ou en équipe, les candidats ont pour principaux mots d’ordre le renouveau et la créativité.

Des femmes et des hommes impliqués

Il suffit pour s’en convaincre de revenir un an en arrière, à l’occasion de la toute première remise des Prix initiatives justice. Ce sont alors près de 190 membres des personnels de la Justice qui ont porté leur vision d’une institution améliorée et sans cesse en mouvement. Parmi les 72 propositions reçues par le jury, sept ont été sélectionnées et récompensées après un tri sélectif cornélien.

Les lauréats présentaient des projets à venir ou des actions déjà en place dans leurs administrations respectives, qu’ils avaient contribué à créer ou à faire perdurer. Aussi diverses soient ces initiatives, toutes avaient le mérite d’être portées par des femmes et des hommes impliqués et engagés, soucieux des défis qui les environnent dans le quotidien de leur métier.

L’avènement du numérique, la question écologique, l’accompagnement de la jeunesse, l’insertion et la réinsertion, autant de thématiques propres à susciter les idées de chacun. Un an plus tard, que sont devenues ces initiatives ? Ont-elles porté leurs fruits ? Se sont-elles imposées comme une norme ? Rencontrent- elles au contraire encore certaines difficultés dans leur mise en place ? Retour sur trois d’entre elles, récompensées en 2010 et plus que jamais d’actualité.

 

Un espace dédié à l’apostille sur Internet, premier prix individuel dans la catégorie « Rapprocher la Justice du citoyen »

 

prix Initiatives Justice - crédits : FotoliaChef du secrétariat du procureur Général près la cour d’appel de Montpellier, Boris Bellanger a créé un espace virtuel dédié à l’apostille sur le site Internet de la cour d’appel de Montpellier. Il entendait répondre à un véritable besoin, celui des justiciables concernés par cette formalité administrative trop peu connue, et qui consiste en un cachet légalisant un acte public entre deux Etats signataires de la Convention de la Haye. Bilan, un an après la remise du prix : le gain de temps et, surtout, la simplification, sont notoires pour les bénéficiaires comme pour le personnel. En quelques clics, on accède désormais aux informations et aux démarches relatives à l’apostille. La cour d’appel demeure cependant un interlocuteur privilégié pour les informations complémentaires, mais l’innovation récompensée permet de faire un premier tri parmi les demandes.

Et surtout, l’apostille est valorisée et modernisée, cette démarche accompagnant le développement numérique en vigueur dans les administrations publiques. Le succès est au rendez-vous puisque les cours d’appel de Paris et d’Aix-en-Provence se sont dotées du même type d’espace sur leurs sites Internet propres. Prochaine étape ? Un lieu virtuel unique dédié à l’apostille sur le site-référence du Ministère de la Justice et des Libertés, souhaite Boris Bellanger.


 

Des actions pour le développement durable en centre de détention, premier prix par équipe dans la catégorie « Innover au bénéfice de l’Institution »

 

prix Initiatives Justice - crédits : MJL/DICOM/ Caroline MontagnéResponsable locale enseignement (RLE) au centre de détention de Montmédy, Nicole Pichon a pris part au développement d’actions en faveur de l’environnement en milieu carcéral.Répondant à l’appel d’un détenu anonyme qui souhaitait s’engager dans une logique durable, les promoteurs de cette initiative ont créé le groupe « détention verte », qui réfléchit et développe des projets mobilisateurs. Au cœur de ce programme spontané, des détenus sensibles à l’environnement, qui entreprennent ces différentes actions comme autant de démarches citoyennes et comme une manière, aussi, de préparer leur sortie de prison.

Tri des ordures, recyclage, sensibilisation des autres détenus, compostage, la vie à l’intérieur a été repensée en adéquation avec les préoccupations nouvelles de l’extérieur. Ces innovations écologiques concrètes améliorent déjà le quotidien des détenus et les idées fourmillent pour créer un vrai modèle écologique à l’échelle de l’institution pénitentiaire.


 

Le Passeport pour l’insertion, mention spéciale du jury dans la catégorie « Innover au bénéfice de l’Institution »

 

prix Initiatives Justice - crédits : MJL/DICOM/ Caroline MontagnéÉducateur de la Protection judiciaire de la Jeunesse (PJJ), Samuel Saintobert a participé au lancement du Passeport pour l’insertion (PPI), un projet né en 2002, expérimenté deux années durant et finalement salué par la Chancellerie en 2010. Il continue de porter cette initiative à travers le département du Val-d’Oise et espère le voir un jour intégré à tous les dispositifs éducatifs, ceux de la PJJ mais aussi ceux de l'Éducation Nationale, qui relaie déjà le projet à petite échelle.

Le PPI est un outil qui peut facilement devenir indispensable à ses utilisateurs : véritable pense-bête numérique, ce mini-site internet personnalisé se positionne à la croisée du porte-documents virtuel et du cahier de suivi. Il permet aux jeunes d’y ranger leurs curriculum vitae, lettres de motivation, documentations scolaires et professionnelles mais aussi leurs musiques et leurs photos personnelles. On est loin des rapports de stage racornis et des diplômes égarés, puisqu’il suffit au besoin de piocher dans le portfolio et d’imprimer à tout moment les documents indispensables au dispositif d’insertion professionnelle et au parcours administratif du titulaire du compte.


 

 
 
  

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