

Christiane Taubira a rappelé combien ces dispositions européennes avaient fait la preuve de leur efficacité comme instruments judiciaires de coopération dans des enquêtes récentes et réaffirmé la grande confiance qui était la sienne dans la capacité de leurs pays à travailler ensemble et poursuivre le dialogue constructif engagé.
Reçu à la Chancellerie jeudi 11 octobre, le ministre de la Justice du Royaume-Uni s'était longuement entretenu avec la ministre de la Justice française, en particulier des questions de politique pénale.
Tous deux ont exprimé leur intérêt pour la justice des mineurs et des jeunes majeurs. La ministre de la Justice française a ensuite expliqué qu'elle faisait de l'éducation et de la réinsertion une priorité de sa politique pénale des mineurs.
La Garde des Sceaux a informé son homologue des autres priorités de son mandat, à savoir la prévention de la récidive et la réflexion sur le sens de la peine. Christiane Taubira a ainsi présenté la démarche novatrice de la conférence de consensus qui a fait l’objet d’une attention particulière de son homologue. Elle a exposé la genèse de ce projet, les résultats qu'elle en attend et les espoirs qu'elle fonde en un débat ouvert et dépassionné sur cette question centrale de politique publique.
Chris Grayling s'est dit attentif à cette expérimentation, il a souhaité pouvoir être tenu informé de l'évolution de ce projet. De son côté, il a abordé la question de la poursuite des petites infractions et la gestion des courtes peines, en discussion dans son pays. Il a notamment évoqué le système de parrainage et d'accompagnement en vigueur au Royaume-Uni.
Les deux ministres se sont engagés à se tenir mutuellement informés sur les sujets importants pour la France et le Royaume-Uni, dont les objectifs fondamentaux pour la justice sont convergents.