Ministère de la Justice
 
 

18 janvier 2016

Inauguration du nouveau site unique du ministère de la Justice

Tout en conservant le site historique, place Vendôme, Christiane Taubira a inauguré officiellement et solennellement lundi 18 janvier le nouveau bâtiment regroupant les services du ministère de la justice, baptisé « Olympe de Gouges » et situé dans le 19ème arrondissement de Paris.

La garde des Sceaux a coupé le ruban devant 1500 personnes, magistrats et agents du ministère et entourée de nombreuses personnalités du monde de la Justice, mais aussi de représentants des instances ayant participé à l'édification du bâtiment. Le secrétaire général du ministère de la Justice Eric Lucas, l'inspecteur général des services judiciaires Patrick Poirret, Carole Champalaune (DACS), Robert Gelli (DACG), Isabelle Gorce (DAP), Catherine Sultan (DPJJ), Marielle Thuau (DSJ) et également Christophe Caresche, député, François Dagnaud, maire du 19ème arrondissement de Paris, Olivier Wigniolle, PDG d'Icade, Eric François, directeur de l'équipement et du développement du territoire du groupe de la banque postale, Nathalie Morin, chef du service France Domaine et l'architecte du bâtiment Ranieri Fontana-Giusti.

Après un exposé des spécificités du bâtiment par l'architecte Ranieri Fontana-Giusti, le secrétaire général du ministère de la Justice s'exprime : "La cérémonie d'aujourd'hui revêt un caractère particulier : elle constitue l'acte fondateur de notre présence dans ce bâtiment et se tient devant un nombre exceptionnel d'agents". L'expert Olivier Blanc retrace ensuite le parcours d'Olympe de Gouges « personnage emblématique du féminisme moderne non seulement en France mais dans le monde entier » soulignant « la qualité de son engagement et la croisade permanente en faveur de l'Etat de droit de cette humaniste trop longtemps oubliée ».

Olympe de Gouges (7 mai 1748 - 3 novembre 1793)

Femme de lettres, devenue femme politique, Olympe de Gouges est une figure de la fin du XVIIIe siècle et considérée comme l'une des premières féministes françaises. Elle est l'auteure de nombreux ouvrages pour l'abolition de l'esclavage des Hommes noirs et pour les droits civils et politiques des femmes.

Son écrit le plus célèbre, la « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne » (1791), est le premier texte évoquant l'égalité juridique et légale des femmes par rapport aux hommes. Le document a été présenté à l'Assemblée nationale le 28 octobre 1791.

Condamnée à la peine de mort, le 2 novembre 1793, pour avoir tenté de rétablir un gouvernement autre que « un et indivisible », elle fut guillotinée le lendemain. En montant à l'échafaud, elle s'écria : « enfants de la Patrie, vous vengerez ma mort ».

Un concours et un jury pour choisir le nom du site

Sous les applaudissements de l'assistance, la plaque d'inauguration est dévoilée en présence des autorités. La ministre rappelle alors que c'est un concours qui a permis de recueillir les propositions des agents du ministère afin de trouver le nom du nouveau site. Mettant en lumière la « difficulté de l'exercice », la garde des Sceaux a en effet fait appel à un jury composé de membres de chaque direction afin de retenir quatre noms, pour au final n'en conserver qu'un. Olympe de Gouges, dont le nom s'est nettement détaché des autres, avait également « la préférence de la ministre ».

« Olympe de Gouges est une très belle figure politique, féminine, personnelle. C'est une haute conscience, un cœur immense, un esprit exigent et intransigeant, une citoyenne zélée qui avait le souci de l'Etat et aussi le souci des plus humbles et qui prônait un système de solidarité » explique Christiane Taubira, avant de poursuivre : « une femme extraordinairement émancipée à son époque, avec une passion patriotique tellement grande, qu'elle en était incandescente. Olympe de Gouges est une femme qui a fini sur l'échafaud. Elle s'est battue pour l'égalité, pour la cause de la femme et aussi celle des esclaves, éprise de Justice, je trouve que c'est justice que de donner son nom à ce bel endroit qui est votre lieu quotidien de vie».

Et la ministre de conclure : « Je souhaite que vous vous appropriez votre lieu. Nous ne sommes plus au Millénaire, nous sommes maintenant dans le bâtiment Olympe de Gouges ».

Un site qui rassemble

7 étages

32 000 m² de bureaux

1 600 agents réunis

223 millions d'euros TTC (inscrits dans la loi n°2011-1978 du 28 décembre 2011 de finances rectificative pour 2011)

Le rassemblement sur le site unique facilite les relations entre les directions concernées et renforce la transversalité. Les personnels de l'administration centrale voient les conditions de travail nettement améliorées dans ce nouveau bâtiment, plus grand, plus lumineux, dans lequel tous ont accès à un restaurant d'entreprise, une cafeteria, une salle de sport et des tisaneries.

De plus, l'opération d'envergure permet d'ores et déjà de réaliser des économies, sur les charges locatives et sur le coût des fonctions support (à travers des économies d'échelle et des gains de mutualisation).

Un bâtiment écoresponsable

Conçu par le cabinet d'architecture KPF et réalisé par la société Icade, le bâtiment est certifié aux normes HQE, BREEAM Excellent et BBC Effinergie. Dès le début du chantier, le développement durable a été au cœur du dispositif puisqu'il était déployé dans le cadre d'une charte « Chantier Vert ». Le déblai des terres excavées s'est fait par barge, et non par camion, pour diminuer de 45% les émissions de CO2 (ce qui équivaut à 168 vols Paris/New-York en A330).

Aujourd'hui, les panneaux solaires photovoltaïques et thermiques installés sur le toit produisent l'électricité et l'eau chaude des sanitaires et du chauffage. De plus, l'immeuble étant construit le long d'une darse du canal Saint-Denis, la connexion avec le réseau fluvial français et européen est assurée.

 

Photos : MJ/DICOM/Caroline Montagné

 

 
 
  
 
 
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