Ministère de la Justice
 
 

20 novembre 2015

Une prise en charge des victimes de « grande qualité »

Une semaine après les attentats qui ont endeuillé la France, la garde des Sceaux a dressé, ce vendredi 20 novembre, un premier bilan de la prise en charge des victimes.

Conférence de presse de Christiane Taubira du 20/11/2015. Crédits : C. MontagnéLe ministère de la Justice, qui a en charge l’aide aux victimes, travaille avec plusieurs partenaires associatifs ; la Fédération nationale des victimes d’attentats et d’accidents collectifs (FENVAC), l’Institut national d’aide aux victimes et de médiation (INAVEM) et l’association Paris - Aide aux victimes.

Ce réseau d’associations, en lien continu avec la Chancellerie, assure depuis le premier appel des familles une information régulière apportée par un référent unique.

Un centre d’accueil physique est, par ailleurs, ouvert depuis samedi matin. Christiane Taubira souligne que « tout a été mis en place pour faciliter le suivi, la prise en charge psychologique, l’orientation vers les soins, les conseils, l’accueil. »

Le centre d’appels a reçu 10 000 appels.

Le centre d’accueil a reçu plus de 700 personnes.

Les hôpitaux ont accueilli 599 personnes et 195 ont été hospitalisées.

Les familles des victimes décédées viennent de plus de 30 villes françaises (pour 105 victimes de nationalité française) et de 18 pays étrangers dont 8 pays de l’Union Européenne (pour 25 victimes de nationalité étrangère).

L’institut médico-légal a reçu l’ensemble des corps afin qu’ils soient tous réunis en un même endroit. L’équipe pluridisciplinaire (identifications médicales, judiciaires, et sécurité civile) s’est construite grâce à « une mobilisation nationale » qui a permis la réalisation d’une quinzaine d’examens par jour ainsi que l’accueil des familles qui souhaitaient se recueillir.

Les 130 personnes décédées ont été identifiées après une semaine d’examens réalisés très rapidement dans le but de remettre les corps à la disposition des familles le plus tôt possible.

Un magistrat du parquet était présent en permanence à l’institut médico-légal pour délivrer des permis d’inhumer dans la diligence la plus soutenue.

Au ministère de la justice, le service de l'accès au droit et à la justice et de l'aide aux victimes (SADJAV) est mobilisé pour répondre immédiatement aux besoins des victimes par un dispositif global de prise en charge. Sous l'autorité du secrétariat général, ce service, habitué à agir dans des situations d'urgence, coordonne ses partenaires associatifs et institutionnels pour soutenir, informer et accompagner dans leurs démarches les victimes et leurs proches.

Les familles sont entièrement déchargées de toutes les démarches administratives et sont interrogées sur leurs vœux notamment d’entreprises funéraires. Le fonds de garantie des victimes d’actes terroristes et d’autres infractions (FGTI) prend en charge la totalité des frais d’obsèques ainsi que les coûts de nécessités immédiates.

Par ailleurs, Christiane Taubira appuie l’importance du suivi à moyen et long terme des familles et des victimes. « La cellule d’aide aux victimes travaille d’ores et déjà sur l’accompagnement et le suivi au long court ; une phase de suivi longue et nécessaire. »

Pour cela, la garde des Sceaux a réuni, mardi 17 novembre, les associations d’aide aux victimes au sujet de la prise en charge des familles, des blessés mais aussi des personnes choquées ; ce qui est mis en place depuis une semaine et les moyens qui seront mobilisés pour les prochains mois. La ministre remercie « les professionnels, les bénévoles, les écoutants pour la très grande qualité du suivi ».

 
 
  
 
 
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