Ministère de la Justice
 
 

07 octobre 2015

Une journée pour la jeunesse dans les Bouches-du-Rhône

A l'occasion des 70 ans de l'Education surveillée, la protection judiciaire de la jeunesse a ouvert les portes de ses structures éducatives dans toute la France, le 5 octobre 2015. Dans ce cadre, la ministre de la Justice s'est déplacée à Marseille et Martigues. La matinée était consacrée à la convention qui lie le ministère et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. L’après-midi, Christiane Taubira a rencontré les jeunes et le personnel encadrant de l’unité éducative de milieu ouvert et de l’établissement de placement éducatif de Martigues.

Une journée pour la jeunesse dans les Bouches-du-Rhône © DROuverte par l’ancien ministre de la Justice et président de la région, Michel Vauzelle, la réunion partenariale pour la Convention Justice-Région réunit les élus, les chefs de juridictions, les directeurs et personnels de centres éducatifs et de centres pénitentiaires et, bien sûr, les jeunes dans la salle Bergasse de l’Hôtel de Région à Marseille.

A savoir

La « Convention Justice-Région PACA » lie le conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, les cours d’appel d’Aix-en-Provence, de Grenoble et de Nîmes, les directions interrégionales de la PJJ du sud-est et les services pénitentiaires PACA-Corse.

Signée pour la première fois en 2000, elle a pour objet d’apporter un soutien aux actions d’accès au droit, de justice de proximité, d’accompagnement des mineurs auteurs ou victimes de violences, d’actes de délinquances. Elle sert à la prévention de la récidive et favorise la réinsertion sociale des personnes placées sous-main de Justice.

Chiffres

Le conseil régional et le ministère de la Justice se sont chacun engagés pour le financement de 2 245 000 € par an.

2 178 enfants ont pu conserver ou rétablir le lien avec un ou plusieurs parents depuis la signature de la convention.

« Le sentiment d’utilité et de place dans la société pour les jeunes est la condition de leur équilibre et de leur avenir » évoque Michel Vauzelle. Ce sentiment est nourri, très souvent, par les formations que peuvent offrir la région, et à travers elle, les associations dans le cadre de la convention.

Les échanges dynamiques et les témoignages sincères de ceux qui sont sur le terrain, ceux qui travaillent au quotidien en milieu ouvert ou fermé, des jeunes qui bénéficient de soutiens et d’accompagnements, des chefs de juridictions et de la garde des Sceaux, montrent toute l’utilité des dispositifs mis en place dans la région.

Cinq jeunes en formation au sein d’entreprises témoignent ensuite de leur expérience. De 17 à 19 ans, tous racontent le bénéfice du dispositif « Espace Territorial d’Accès au Premiers Savoirs » qui leur a « donné les moyens d’avancer et de ne pas rester sur des échecs ».

Puis, des jeunes et des bénévoles du dispositif « ANIMA », pour la médiation culturelle en prison, présentent leur travail (essentiellement des courts métrages et un long métrage en voie de réalisation). C’est une relation privilégiée qui s’établie en transversalité entre milieu ouvert et fermé. Un ancien détenu qui a participé au projet du film lorsqu’il était incarcéré, explique qu’il « ne se sentait plus vraiment détenu ». Il déclare avec reconnaissance que « le dispositif est une belle chose ». Et une bénévole qui l’a accompagné de répondre que c’est « une joie extraordinaire de voir tout ce qu’il a pu acquérir en peu de temps ». Ces rencontres en détention ne sont plus que des rencontres entre individus, où la différence entre détenus et accompagnants n’existe plus.

 

A l'occasion de cette journée, la PJJ a ouvert les portes de ses établissements et services en France métropolitaine et en Outre-mer. Partenaires associatifs et institutionnels, parlementaires, élus locaux, préfets, avocats et magistrats ont pu ainsi rencontrer les équipes éducatives et les jeunes placés sous protection judiciaire. Un moyen pour eux de découvrir les modalités et la diversité de la prise en charge éducative proposée aux mineurs en difficultés.

La PJJ ouvre ses portes

La convention est un exemple de l’action commune entre le ministère de la Justice et la Région PACA. Une action qui porte ses fruits.  Christiane Taubira confirme que « cette convention est indispensable » et qu’elle sera renouvelée. La ministre de la Justice est « sensible à toutes ces actions et la révélation des individus qui s’épanouissent, qui sortent d’une étiquette pour entrer dans une identité ».

La réinsertion et la prévention de la récidive est une priorité pour la garde des Sceaux qui rappelle que « l’esprit de la réforme pénale est de lutter contre la récidive mais surtout de la prévenir ».

Une journée pour la jeunesse dans les Bouches-du-Rhône © DRChangement de séquence et changement de décors. La ministre quitte Marseille pour Martigues afin de visiter l’unité éducative de milieu ouvert (UEMO) et l’unité éducative d’hébergement collectif (UEHC) de la ville. Ces deux établissement offrent un cadre de soutien et d’accompagnement pour les mineurs qui, notamment, ne sont plus inscrits au système scolaire.

Le séjour dans ces structures, indépendantes l’une de l’autre, est une parenthèse dans le parcours des jeunes. Par le biais de partenariats (clubs sportifs, associations pour l’écologie, d’actions bénévoles,…), elles apportent les clés pour lutter contre la récidive et retrouver le lien social. En limitant leur capacité d’accueil (une dizaine par unité), les deux établissement proposent des moyens d’expressions culturelles, sportives, artistiques aux mineurs qui bénéficient d’un suivi individualisé. C’est, pour eux, un temps privilégié durant lequel ils se créent une place dans la société. Ils renouent avec le système scolaire, ils apprennent les étapes du recrutement et profitent de formations professionnelles.

A savoir

Plus de 50% des jeunes pris en charge par la Protection Judiciaire de la Jeunesse ne sont confrontés qu’une seule fois à la Justice

Visite des locaux, échanges avec les jeunes, les éducateurs et les professionnels de ces structures, démonstration de capoeira, … C’est dans une ambiance conviviale et chaleureuse que la ministre de la Justice a rappelé sa priorité : « le retour et l’accompagnement des jeunes dans la liberté et la responsabilité ». Une priorité qu'elle entend mettre en œuvre grâce au projet de loi  modifiant l'ordonnance de 1945, plaçant l’éducatif au cœur des actions et prévoyant un meilleur encadrement de la protection des mineurs.

 
 
  
 
 
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