Ministère de la Justice
 
 

07 mars 2015

Protéger les femmes victimes de violences conjugales

La ministre rencontre SOS Femmes 93 qui propose un hébergement de mise en sécurité et d'insertion

Samedi 7 mars 2015, la garde des Sceaux s'est rendue en compagnie du président de l'assemblée nationale, Claude Bartolone, dans l'une des structures de l'association SOS Femmes 93 destinées aux femmes victimes de violences conjugales. L'occasion de découvrir le service de mise en sécurité et les moyens d'intervention spécialisée déployés par l'association.

La garde des Sceaux continue de densifier le soutien aux victimes. C’est ainsi que le budget de l’aide aux victimes continue d’augmenter ou que les femmes en proie à la violence conjugale ont pu disposer de mesures d’assistance et de protection. La circulaire du 7 août 2014  entérine la création du stage de responsabilisation des auteurs de violence, le protocole main courante, l’éviction du conjoint violent, la prise en charge des enfants témoins et une meilleure formation des magistrats, ainsi que le téléphone grave danger (TGD). 400 téléphones TGD sont mis à disposition des victimes de violences conjugales. A terme ce sont 700 TGD qui seront déployés.

 

Protéger les femmes victimes de violences conjugalesA l’occasion de ce week-end consacré aux droits des femmes, Christiane Taubira était à Bondy où elle a rencontré l’association départementale SOS Femmes 93. Après la visite des lieux qui accueillent des femmes victimes de violences conjuguales ainsi que leurs enfants, la garde des Sceaux a pu échanger près d'une heure avec l'équipe et plus particulièrement avec les responsables du pôle hebergement. S'en est suivie une rencontre intime et émouvante avec une femme, victime de violences conjugales, qui a été prise en charge par l'association.

SOS Femmes 93, créée en 1990, gère un service d’écoute téléphonique, un lieu d’accueil et d’orientation et un pôle hébergement. L’objectif est d’apporter une réponse adaptée aux femmes victimes de violences conjugales : « un hébergement de mise en sécurité, un hébergement d’urgence et un hébergement d’insertion ».

 

Une mise en sécurité immédiate et une mise en sécurité à plus long terme

Pour SOS Femmes 963 «  plus tôt une situation de violences conjugales est détectée, plus tôt un accompagnement spécialisé peut être proposé à la femme victime ». Le service de mise en sécurité a une capacité d’accueil de 15 places (6 femmes et neuf enfants simultanément) pour une durée de 5 nuits.

La mission du service de mise en sécurité est d’assurer une mise en sécurité immédiate : sécuriser physiquement des femmes, avec ou sans enfants, dans le cadre d’un hébergement anonyme,  rassurer la femme après l’agression subie, désamorcer la situation de crise et organiser les premières démarches nécessaires après l’agression.  Il s’agit également de construire une mise en sécurité à plus long terme : accompagner la femme victime, aider à la construction de stratégie de protection, donner aux femmes la possibilité de retrouver la capacité de l’autonomie, accéder à un réseau de professionnels spécialisés et accéder à un référent social extérieur en vue de la mise en œuvre des droits communs.

 

La loi du 4 août 2014 pour l’égalité entre les hommes et les femmes comprend un ensemble de mesures  destinées à promouvoir le respect de l’égalité entre les femmes  et les hommes. La circulaire du 7 août 2014 rappelle la totalité des modifications apportées par la loi s’agissant des dispositions du droit de la famille. Elle améliore la prise en charge des victimes et celle des auteurs de violences conjugales tout au long de la chaîne pénale en trois axes : prévenir les actes de violences, renforcer les sanctions et les poursuites et accompagner plus durablement les victimes en les protégeant sur le long terme.

 
 
  
 
 
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