Ministère de la Justice
 
 

15 mai 2015

« Nous pouvons encore écrire les réformes ensemble »

Christiane Taubira a clôturé le congrès de la Fédération nationale des unions de jeunes avocats

La garde des Sceaux était invitée ce jeudi de l’ascension à Nantes du congrès de la Fédération nationale des unions des jeunes avocats (FNUJA). La ministre de la Justice a passé en revue les débats qui agitent la profession avec le vif espoir d’en trouver l’issue dans une concertation plus constructive.

Christiane Taubira a clôturé le congrès de la Fédération nationale des unions de jeunes avocats « Vous êtes éclatants ! » s’exclame la garde des Sceaux devant la rangée de grands garçons qui l’accueillent nœud papillon orange au collet, à son arrivée au congrès de la Fédération Nationale des Unions des Jeunes Avocats (FNUJA). « Jeunesses imperti’Nantes pour profession entrepre’Nantes » est le « slogan-coup d’envoi » de ces quatre journées de réflexion dans la métropole de Loire Atlantique qui débutent au Centre de Communication de l’Ouest, place Bretagne à Nantes. C’est d’abord Pascal Eydoux, président du Conseil National des barreaux qui rappelle les débats qui traversent la profession, tandis qu’Anne-Lise Lebreton, présidente du FNUJA prend le temps de détailler le point de vue de la jeune génération sur ceux-ci. La ministre la Justice va leur répondre point par point.

D’abord sur cette loi Macron dont la version actuelle est bien loin de celle qui générait tant d’inquiétude au début. C’est le cas de la territorialité de la postulation. Le temps est désormais donné aux avocats pour s’organiser, anticiper, et l’ampleur de la mesure est réduite. Le statut d’avocat en entreprise a été supprimé du texte. La garde des Sceaux tient à souligner qu’il faut « s’emparer du sujet » et qu’à défaut, le risque est pris de se voir imposer un modèle imparfait. La concertation, la discussion constructive sont possible, la preuve en est le projet J21, la réforme judiciaire du 21ème siècle à laquelle les avocats ont répondu à l’appel et qui sera présentée en juin au conseil des ministres.

Sujet plus sensible, celui du secret professionnel, que les avocats pensent amendé par le PJL Renseignements. « Le secret professionnel n’est pas un privilège qui vous est accordé, lance-t-elle, mais une garantie pour le justiciable ». Evoquant l’hypothèse de l’autorisation systématique du juge des libertés et de la détention pour la mise sur écoute des avocats lors d’une enquête ou instruction, la garde des Sceaux constate que les positions de la profession et de la Chancellerie se rejoignent.

Enfin sur l’aide juridictionnelle, Christiane Taubira insiste sur le fait qu’elle n’abandonnera pas ce qui est un « combat » malgré des discussions avec la profession qui s’éternisent. « J’ai conservé l’espoir que nous pouvons écrire cette réforme ensemble ». La facilitation de l’accès au droit pour les plus démunis en dépend.

 
 
  
 
 
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