Ministère de la Justice
 
 

26 mai 2015

L’ENM, « un bras armé » contre la radicalisation

Durant trois jours, l’Ecole Nationale de la Magistrature propose une formation continue aux magistrats du parquet, aux greffiers, aux personnels pénitentiaire et aux personnels chargés de la protection de la jeunessesur la radicalisation. La lutte contre ce phénomène est une prioritéde la ministre de la Justice, Christiane Taubira, qui est ainsi intervenue pour clôturercette première journée.

L’ENM, « un bras armé » contre la radicalisationCes 26, 27 et 28 mai 2015, l’Ecole Nationale de la Magistrature (ENM), « un bras armé dans la lutte contre la radicalisation » selon la garde des Sceaux, offre aux personnels de justice des outils pédagogiques pour développer les bonnes pratiques liées, notamment au traitement des informations, pour avoir les clés de détection, pour savoir déstructurer les discours, les pensées. Les formateurs étudient les concepts clés de l’Islam pour comprendre les vecteurs de la radicalisation, l’histoire du djihâd depuis plusieurs années et les filières stratégiques de ce phénomène.

A la fin d’une première journée riche en interventions, échanges et réflexions, la garde des Sceaux est intervenue face à une salle comble de magistrats, greffiers, personnels de l’administration pénitentiaire et de la protection de la jeunesse en remerciant le directeur de l’ENM, Xavier Ronsin, « j’ai souhaité que cette formation si tienne vite et vous avez fourni, de plus, un travail de qualité ». Christiane Taubira a valorisé « les programmes de formations, tels que ces trois jours, qui sont en route et qui sont de grande qualité. Ils ont les vertus du partage et de la transmission ». Et de conclure : « contre la radicalisation, sa mutation profonde et durable, son expansion, sa stratégie d’ancrage territorial, nous devons être en capacité de devancer ce phénomène complexe. Les formations permettent d’aiguiser les outils pour s’armer et éradiquer ce danger ».

Le ministère de la Justice est très impliqué dans le plan contre la radicalisation violente et les filières terroristes annoncé le 23 avril 2014 et approfondi par le Gouvernement après les attentats des 7, 8 et 9 janvier dernier par le plan global de lutte contre le terrorisme.

Déjà depuis 2012, la lutte contre la radicalisation en prison est un engagement majeur de la Chancellerie. Les administrations pénitentiaires ont été et sont toujours au centre des efforts concentrés. Par exemple, 26 établissements sensibles sont aujourd’hui sécurisés par des brouilleurs, des portiques à masse métallique ou à onde millimétrique. Des formations sont proposées très régulièrement aux personnels pénitentiaires et les détenus peuvent également bénéficier de sessions d’études et de recherches. De plus, les métiers carcéraux se diversifient ; les surveillants travaillent désormais aux côtés d’analystes-veilleurs, d’interprètes, d’aumôniers

La radicalisation n’apparait pas uniquement dans les prisons. La garde des Sceaux a insisté sur le ratio constant depuis plusieurs années du nombre de personnes qui se radicalisent en milieu carcéral parallèlement à la montée du phénomène dans nos sociétés. « Ce qui renvoie aux autres lieux de radicalisation ; il est impératif de détecter, au-delà des prisons, les comportements » a indiqué la ministre de la Justice en pensant particulièrement au web ; « nous devons nous interroger sur l’usage d’internet et des réseaux sociaux. Il s’agit d’une liberté formidable mais également d’un danger colossal ».

Aussi, pour « nous armer contre ce phénomène dégagé de toutes règles », la garde des Sceaux a tenu depuis son arrivée à la Chancellerie à s’informer sur les difficultés rencontrées sur le terrain et proposer des solutions telles que le droit à l’information dans le cadre des procédures pénales ou l’opposition à la sortie du territoire d’un mineur sans titulaire de l’autorité parentale.

 
 
  
 
 
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