Ministère de la Justice
 
 

19 septembre 2015

Hommage national aux victimes du terrorisme

Un temps de parole, d’écoute et de mémoire pour les victimes et leurs familles

Samedi 19 septembre 2015, Christiane Taubira s’est rendue au Jardin de l’Intendant de l’Hôtel des Invalides à Paris pour rendre un hommage solennel aux victimes et aux rescapés d’actes terroristes. Un moment d’émotion que la ministre de la Justice a souhaité partager avec les victimes, leurs familles, et l’Association française des Victimes du Terrorisme (AFVT) et de la fédération nationale des victimes d’attentats et d’accidents collectifs (FENVAC – SOS Catastrophes & Terrorisme), organisatrices de la cérémonie.

Comment comprendre, comment admettre qu’une violence meurtrière insensée s’abatte sur vous ou sur vos proches ? C’est l’une des douloureuses interrogations que les victimes et leurs proches ont exprimées en ce jour d’hommage aux victimes de terrorisme. Tout en rejetant toute forme de fatalité, car « être victime, c’est un état, pas une identité ». Car « non, ils ne gagneront pas. Ils ne gagneront jamais », a affirmé Danièle Klein, présidente de l’Association française des Victimes du Terrorisme (AFVT), faisant référence aux terroristes. La première réponse à ces actes barbares, c’est la justice a rappelé Pierre-Etienne Denis, président de la fédération nationale des victimes d’attentats et d’accidents collectifs (FENVAC – SOS Catastrophes & Terrorisme).

A l’écoute de ces témoignages bouleversants, « c’est d’abord le silence qui s’impose à moi, a énoncé Christiane Taubira, ministre de la Justice. « Un silence respectueux et attentif. » Avant de rappeler les actions conduites par le ministère de la Justice, « car c’est une marque de respect que de vous dire ce que nous faisons ». La lutte contre le terrorisme passe par la prévention des actes, avant d’en poursuivre et d’en réprimer sévèrement les auteurs.

Le plan gouvernemental de lutte contre la radicalisation a été mis en place par le ministère de l’Intérieur avec le ministère de la Justice. Un centre national d’assistance et de prévention de la radicalisation permet aujourd’hui d’engager des procédures judiciaires très en amont. La sécurisation des établissements pénitentiaires a été renforcée, ainsi que la formation des personnels au risque de radicalisation violente.

La réponse judiciaire a elle aussi été étendue. 114 postes de magistrats ont été créés en 2015 pour renforcer notamment la juridiction parisienne spécialisée en matière de lutte contre le terrorisme. La coopération internationale se développe également, grâce à un travail d’harmonisation des incriminations de crimes et délits de terrorisme entre les pays.

L’accompagnement des victimes fait l’objet d’un développement sans précédent. 100 bureaux d’aides aux victimes ont été ouverts en 3 ans. Même s’il doit se faire « avec modestie, discrétion et humilité », comme la rappelé la garde des Sceaux, cet accompagnement doit se professionnaliser. Deux pôles spécialisés en matière d’accidents collectifs ont ainsi été ouverts à Marseille et Paris.

« Nous voulons faire en sorte que ces actes terroristes capitulent devant notre détermination et notre efficacité », a conclu la ministre, avant de déposer une gerbe devant la sculpture-fontaine qui orne le Jardin de l’Intendant à l’Hôtel des Invalides à Paris.

 

Crédits photo : MJ/DICOM/Caroline Montagné

 
 
  
 
 
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