Ministère de la Justice
 
 

10 juin 2014

Visite de Christiane Taubira à la Maison d’arrêt de la Santé

Avant sa fermeture pour travaux, la garde des Sceaux a tenu à rencontrer les 321 personnels de la maison d’arrêt de la Santé. Après Fleury-Mérogis et les Baumettes, il s’agit du troisième chantier de rénovation d’envergure lancé par Christiane Taubira.

Au terme de l’accueil des personnels dans la cour, la directrice de la Maison d’arrêt guide la ministre et sa délégation au réfectoire des agents. Gravure de la prison à l’appui, Agnès Robin revient sur l’histoire de l’établissement et ses évolutions  en fonction des évolutions des politiques pénales.

Elle souligne la dimension humaine de la prison parisienne, de par sa structure et son emplacement au cœur de de la capitale : « un avantage du point de vue de la gestion des détenus mais aussi un relationnel qui permet d’atténuer les tensions, et qui permet un dialogue entre le personnel et les détenus ». Un établissement emblématique, le seul de Paris intra-muros, construit en 1867, et qui présente aujourd’hui un état de vétusté avancé. La maison d’arrêt qui fait partie des trois gros chantiers de rénovation lancés par la garde des Sceaux va bientôt fermer ses portes. Seul le quartier de semi-liberté restera ouvert.

Crédits photo : C. MontagnéSuite du parcours. Après la rencontre avec le service du greffe, s’enchainent visite de la rotonde, du poste de surveillance, de la médiathèque. A chaque fois, la ministre prend le temps de discuter avec les fonctionnaires de l’administration pénitentiaire et les agents de surveillance qui lui présentent leur poste de travail. Sur son passage, entre deux secteurs de l’établissement, un homme sort de son parloir pour la saluer, puis c’est la ministre qui s’arrête pour échanger avec un visiteur de prison.

Vient alors un moment autant solennel qu’émouvant : sept membres du personnel de la Maison d’arrêt sont mis à l’honneur pour leur travail au sein de l’administration pénitentiaire. Devant l’assistance réunie, ils sont décorés de la médaille d’honneur de l’administration pénitentiaire par la garde des Sceaux.

Dernière étape de la visite, le quartier de semi-liberté, seul secteur à être maintenu pendant les travaux. Il s’inscrit dans une politique d’aménagements de peines dynamique.  Grace à de nombreux partenariats, notamment avec la Mairie de Paris, le Musée du Louvre ou celui du Quai Branly les détenus peuvent participer à des ateliers favorisant leur réinsertion. Deux détenus ayant pu suivre une formation à la médiathèque dans le cadre d’un aménagement de peines ont ainsi été embauchés par la Bibliothèque de Paris.

Des événements qui participent à l’attachement des personnels à la Maison d’arrêt. Certains y ont passé toute leur carrière, telle Danielle qui a passé 46 ans de sa vie professionnelle à La Santé. Entrée à 18 ans comme surveillante auxiliaire elle quittera ses fonctions dans quelques semaines.  « Vous reviendrez après les travaux ? » lui demande la ministre dans la cour avant de partir. Un  haussement d’épaule en guise de réponse puis elle ajoute : « je n’aurai pas trop envie ». Pour elle, une page se tourne avec la « nouvelle Santé » à venir.

 

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