Ministère de la Justice
 
 

22 mai 2014

Rencontre autour de la réforme pénale

250 personnes sont venues à la Chancellerie échanger autour du projet de loi

Dix jours avant le début de l’examen de la réforme pénale au Parlement, Christiane Taubira a souhaité présenter la finalité du projet de loi et ses principaux axes à des personnalités issues de la société civile et du monde judiciaire.

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Ils sont chercheurs, magistrats, sportifs, avocats, parlementaires, entrepreneurs, conseillers d’insertion et de probation, metteurs en scène, journalistes, universitaires, élus locaux, acteurs, membres d’associations ou de syndicats, chorégraphes, blogueurs… Issus de la société civile ou du monde judiciaire, ils se reconnaissent dans la philosophie de la réforme pénale et ont accepté l’invitation de la ministre pour en savoir plus sur le projet de loi.

Pour Michel Pouzol, député, ce rendez-vous pédagogique  est « plus que bienvenu ». « C’est une loi que peu de gens connaissent mais dont beaucoup parlent en disant tout et n’importe quoi. Il y a notamment une énorme confusion entre les crimes et les délits… » Comme les autres invités, le député a pu visiter les quatre espaces dédiés aux principaux axes de la réforme :

Vidéos, documents chiffrés et panneaux explicatifs animent le parcours thématique dans la Chancellerie. Galerie Peyronnet, Pierre Joxe, avocat, premier président honoraire de la cour des comptes et ancien ministre de l’Intérieur a souhaité prendre la parole pour témoigner son appui au texte : « Vous  pouvez compter sur le soutien de tous ceux qui connaissent un peu l’histoire et le droit. ».

Pour Thierry Marx, chef étoilé intervenant régulièrement en détention, le projet de loi est également une évidence : « Pourquoi la réinsertion ? La France n’est pas une dictature. C’est une démocratie. Les gens entrent en prison et ils en sortent. Si on ne prévoit pas leur sortie, on court à la catastrophe. » Penser la réinsertion, comme l’ensemble de la peine, est l’un des objectifs affirmés de la réforme. La ministre de la Justice a rappelé que pour qu’une peine soit efficace, il fallait qu’elle ait un sens tant pour la personne qui l’a commise que pour la victime et la société. Christiane Taubira a également présenté les mesures principales du projet de loi et expliqué que le but de la soirée était de nourrir l’opinion publique d’éléments tangibles :

« Ce projet a fait l’objet de multiples caricatures. Il est important pour nous de mettre des informations à disposition. Nous devons appréhender la question pénale de façon objective. C’est notre responsabilité. Nous nous imposons de travailler sur des faits, des études appuyées sur des données objectives de longue durée et croisant les informations sur plusieurs pays. Quand les résultats de ces études convergent, il faut avoir le courage de prendre des décisions. La conférence de consensus montre que lorsqu’il s’agit d’un sujet sérieux, indépendamment de l’éruption bien normale de sentiments, nous sommes capables de raisonner et de nous entendre. Nous allons continuer sur le chemin de la responsabilité et de la vérité, sans démagogie, sans instrumentaliser ni la souffrance, ni la peur. Continuer à convaincre, à dire les faits, à avancer à visage découvert. Et comme le disait Condorcet : ‘Qu’importe que tout soit bien, ce qui compte, c’est que nous fassions en sorte que tout soit mieux que ce qui était avant nous.’»

 


 

 
 
  
 
 
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