Ministère de la Justice
 
 

24 mars 2014

Réforme pénale et insertion

Dialogue ouvert avec les professionnels du SPIP du Mans

Christiane Taubira a accueilli le Service Pénitentiaire d'Insertion et de Probation (SPIP) du Mans à la Chancellerie pour échanger sur ce qui peut favoriser l’accompagnement, l’insertion et la lutte contre la récidive.

Crédits photo : C. Montagné« Je tiens à ce que les innovations et les expérimentations originales et efficaces soient connues et se répandent » a déclaré la ministre, félicitant le travail et la « qualité des relations » que le SPIP du Mans a établies avec ses partenaires et le Tribunal de grande instance.

Afin d’enrichir le débat autour de la réforme pénale, la ministre a souhaité rencontrer les acteurs qui œuvrent au quotidien auprès des détenus. Sept membres du SPIP du Mans et un juge d’application des peines du TGI de la ville sont ainsi venus lui présenter le programme « dedans-dehors », qui depuis quatre ans, a pour objectifs d’accompagner les détenus et de les préparer à la réinsertion. En 2013, 143 détenus ont été concernés par ce programme.

Dans le cadre de ce programme, la Maison d’arrêt du Mans ainsi que le tissu local mobilisent leurs ressources afin d’élaborer des projets d’insertion pérennes, crédibles et adaptés aux compétences acquises ou potentielles des personnes détenues. « Coordination, relation de confiance et transparence avec l’ensemble des partenaires » sont les méthodes de travail choisies par Stephan Feuillard, directeur fonctionnel du SPIP.

« Il faut éviter les sorties sans accompagnement. C’est le travail d’un partenariat complet entre l’administration pénitentiaire et le parquet » assurent les acteurs du programme. Les formations sont « des sessions d’orientations pour accompagner les jeunes détenus à construire un projet professionnel ».

L’individualisation au cœur du processus de préparation à la sortie

Différents ateliers de formation ont été mis en place pour un suivi individualisé. Parmi eux, la formation « Savoir être pour savoir devenir » aide le détenu à établir un projet professionnel et, au-delà, un projet de vie. « Avant d’entamer un projet professionnel, il faut travailler sur l’estime du jeune et la gestion de sa frustration » explique Catherine Moons, responsable du programme « dedans-dehors »

Des ateliers sur la rédaction d’un CV, les méthodes de recrutement ou encore le code de la route participent également à la préparation à la sortie et donc à la réinsertion du détenu dans la société. « Nous effectuons un bilan intermédiaire qui consiste à faire le point sur la situation du détenu » précisent les coordonnatrices du programme, Mmes Lasbleiz et Da Silva. La Maison d’arrêt du Mans est par ailleurs l’un des établissements pénitentiaires proposant une formation qualifiante aux détenus : un CAP d’agent de restauration dispensé par le lycée professionnel Sainte-Catherine.

« Tous les 15 jours nous organisons une réunion avec l’ensemble des  partenaires » rapporte l’une des coordonnatrices  du programme. « Il s’agit de créer du lien et de la cohérence entre le projet établi et l’exécution de la peine ». Ainsi, le travail de concert de tous les acteurs de la réinsertion dans le but d’accompagner les détenus à une sortie préparée et encadrée est l’un des moyens les plus pertinents de lutter contre la récidive.

C’est ce à quoi concourent l’engagement et le travail de coordination de l’administration pénitentiaire, des partenaires externes et internes, comme la Mission locale ou le partenaire GEPSA, de l’institution judiciaire, de Pôle Emploi et de différentes associations. « Il y a une approche individualisée efficace. C’est réconfortant de voir la démonstration du possible et vous lui donnez vie » a conclu la ministre.

 

 

 
 
  
 
 
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