Ministère de la Justice
 
 

12 mars 2015

Lutte contre la radicalisation en détention

Renouvellement et enrichissement du partenariat avec l’Institut du monde arabe

« L'accès à la culture, à la connaissance des civilisations, favorise un débat constructif et permet de déconstruire les discours prosélytes » a souligné la garde des Sceaux, le 12 mars 2015, lors de la signature avec Jack Lang d'une convention de partenariat entre l'Administration pénitentiaire et l'Institut du monde arabe (IMA), formalisant ainsi les relations denses existant entre les deux institutions depuis bientôt 30 ans.

Lutte contre la radicalisation en détention @ MJ DICOM Caroline MontagnéFavoriser l'égal accès à tous à la culture et à la civilisation du monde arabe. Tel est l'objectif essentiel de ce partenariat qui doit se déployer, partout en France, sur les trois prochaines années. Il s'agit, plus précisément, de permettre aux personnes placées sous main de justice, et en particulier aux personnes détenues d'accéder aux programmations et aux événements organisés par l'IMA et de pouvoir lire des ouvrages sur la civilisation et la culture du monde arabe. « Ce partenariat permet de faire en sorte que la prison s'ouvre sur l'extérieur, que le temps de la prison soit un temps utile qui offre aux personnes détenues des perspectives » a ainsi résumé Charles Giusti, directeur-adjoint de l'Administration pénitentiaire. Cette convention a également pour objectif de former et de sensibiliser le personnel de l'Administration pénitentiaire à la question de l'interculturalité. Cela doit leur permettre de mieux gérer les problématiques religieuses auxquelles ils sont confrontés.

Cette nouvelle convention, qui s'inscrit dans la continuité du protocole signé en 2010, consolide les relations entre l'IMA et le ministère de la Justice. Elle pérennise et renforce les actions positives mises en œuvre depuis plusieurs années. Le président de l'IMA et ancien ministre de la Culture, Jack Lang, a notamment rappelé que les premières coopérations entre le deux institutions datent des années 80, à l'époque où Robert Badinter était alors garde des Sceaux.

Concrètement, ce partenariat prévoit notamment la mise à disposition gracieuse par l'IMA de plusieurs expositions pédagogiques itinérantes. Autres actions mises en œuvre : la mise à disposition de livres en langue arabe dans les bibliothèques des établissements pénitentiaires et la production de conférences et d'ateliers culturels pour les personnes en détention. Le projet ''cousu main'' prévoit ainsi la réalisation, par les femmes détenues à la maison d'arrêt de Versailles, à partir des collections mises à disposition par l'IMA, d'une exposition de pièces textiles conçues par ces femmes. « Ce partenariat permet aux détenus de s'initier à la beauté des choses, à la puissance poétique et artistique » a ainsi conclu Jack Lang.

 

La culture pour tous : un objectif essentiel

Outre celui avec l'IMA, le ministère de la Justice a mis en place plusieurs autres partenariats, notamment avec le Louvre et les Musées nationaux afin de permettre aux personnes détenues d'accéder à la culture. D'autres conventions sont en cours de finalisation et devraient voir le jour avant l'été 2015.

 

 
 
  
 
 
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