Ministère de la Justice
 
 

07 mars 2014

« Le féminisme est un humanisme »

« Tous les progrès réalisés pour lutter contre l'oppression, contre les discriminations sont au service de l'intérêt général de la société » a assuré la garde des Sceaux lors de la cérémonie organisée, le 7 mars 2014, par le barreau de Paris pour la journée de la femme.

Crédits photo : C. MontagnéRépondant à l’invitation du bâtonnier Pierre-Olivier Sur et du vice-bâtonnier de l’Ordre des avocats de Paris, Laurent Martinet, Christiane Taubira a souligné l’importance de mesures prises en France concernant le droit des femmes. « Quand nous écrivons un texte comme la loi contre le harcèlement sexuel, beaucoup de pays nous regardent » a-t-elle ainsi insisté avant de poursuivre : « le progrès que nous faisons dans notre société sert aux autres sociétés ».

Dans son allocution, la garde des Sceaux a rappelé que la loi est l'un des outils qui permet d'établir l'égalité. Selon elle, il faut également « interroger nos modèles, nos systèmes d'organisation, nos modes de pensée », des modèles conçus et pensés par les hommes, pour les hommes.

Lors de cette journée de réflexion sur les droits des femmes, il a beaucoup été question de la place de la femme dans la société et de la répartition des tâches. Les intervenants qui se sont succédés, au premier rang desquels la ministre de la Justice, ont ainsi appuyé le nécessité de faire progresser les mentalités pour permettre aux femmes de mieux concilier les contraintes de la vie familiale et de la vie professionnelle et d'accéder aux plus hauts postes. Comme cela a été le cas pour Dominique de la Garanderie, première femme à avoir été élue bâtonnier de l'Ordre des avocats du barreau de Paris de 1998 à 1999 et pour Christiane Féral-Schuhl, bâtonnier de l'Ordre des avocats du barreau de Paris de 2012 à 2013. Christiane  Taubira a également rendu hommage à l'action d'Olympe de Gouges et de Gisèle Halimi en faveur des droits des femmes.

Si la profession de magistrat, comme celle d'avocat, est de de plus en plus féminisée, les plus hauts postes sont très majoritairement occupés par des hommes. Par exemple, les femmes qui représentent 75% des magistrats du second grade (premier niveau de la hiérarchie judiciaire), ne sont que 25% parmi les présidents de juridiction.

Face à ce constat, la garde des Sceaux a, depuis son arrivée à la Chancellerie, œuvré pour un rééquilibrage des proportions hommes / femmes dans les nominations. Ainsi, alors qu'une seule femme avait été nommée procureur général pour les années 2010 et 2011, elles ont été sept à l’avoir été en 2012 et 2013.

La ministre a également installé un groupe de travail pour favoriser la parité dans la magistrature et l'accès des femmes aux plus hautes fonctions judiciaires. Ce groupe de travail a rendu ses préconisations en février 2014, parmi lesquelles des recommandations qui concernent la mobilité géographique, la formation et l’attractivité de la magistrature.

 

 
 
  
 
 
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