Ministère de la Justice
 
 

26 novembre 2014

La lutte contre les violences faites aux femmes, un enjeu majeur

De nouveaux outils pour renforcer le travail en commun

« Mener une politique globale de prévention et de répression, en partenariat avec la police, les collectivités et les associations ». Tel est, pour la garde des Sceaux, le rôle de la Justice en matière de lutte contre les violences faites aux femmes. Un rôle primordial que la ministre a rappelé, le 25 novembre 2014, à l'occasion de la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.

La lutte contre les violences faites aux femmes, un enjeu majeur - Crédits : Ministere des Affaires Sociales/DICOM/William Alix/SIPATous mobilisés contre les violences faites aux femmes. C'est ce travail collectif qui a été souligné lors de la rencontre avec la brigade locale de protection de la famille du commissariat du 11ème arrondissement de Paris, en présence de Christiane Taubira, Bernard Cazeneuve, Marisol Touraine et Pascale Boistard, Secrétaire d'Etat aux Droits des femmes. 

Une conférence au cours de laquelle la ministre de la Justice a détaillé l'ensemble des moyens mis œuvre par la Chancellerie afin de protéger les femmes victimes de violences : augmentation du budget de l'aide aux victimes, développement de stages de responsabilisation, organisation de formations à l'Ecole nationale de la magistrature, développement de l'ordonnance de protection (en augmentation de 40 % en un an).

Autre outil expérimenté puis généralisé : le téléphone très grave danger, destiné à empêcher le passage à l'acte. « Ce dispositif a permis incontestablement de sauver plusieurs vies et a vu sortir plusieurs femmes de leur situation de dépendance à l'égard de l'auteur des violences » a expliqué la garde des Sceaux.

La circulaire d'orientation de la politique pénale en matière de lutte contre les violences au sein du couple, publiée aujourd'hui, précise les modalités d'utilisation et de fonctionnement du téléphone très grave danger. Elle rappelle également aux parquets la nécessité d'améliorer la qualité des enquêtes et de développer une politique partenariale de prévention et de détection des situations de violences conjugales. Pour y parvenir, les parquets doivent mobiliser les acteurs de terrain afin que ces derniers soient en mesure d'identifier les bons interlocuteurs judiciaires. « Il est nécessaire de travailler de façon partenariale avec la police, les collectivités et les associations qui nous sont si précieuses » a souligné Christiane Taubira. Un point de vue partagé par Marisol Touraine : « il faut bâtir des ponts entre les différents secteurs d'intervention ».

Ce travail en commun, au plus près des besoins, a trouvé aujourd'hui une nouvelle illustration. Une convention vient en effet d'être signée entre le procureur de la République de Paris, le Préfet de police de Paris, la Préfète de Paris, la Maire de Paris et plusieurs associations d'aide aux femmes victimes de violences. Cette convention, qui s'inscrit dans le cadre du 4ème plan de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes pour 2014 à 2016, prévoit notamment que les femmes ayant déposé une main courante bénéficieront d'un suivi individualisé. Un fonctionnaire de police reprendra alors contact avec elles dans les 48 heures mais aussi avec les auteurs des violences afin de leur expliquer les sanctions encourues s'ils recommencent. « Même si la femme victime de violence hésite à déposer plainte, il faut assurer quoi qu'il arrive la poursuite de l'auteur » a souligné Bernard Cazeneuve. « Les femmes victimes de violence ne doivent pas hésiter à appeler le 39 19, c'est une ligne gratuite avec des professionnels qui peuvent les aider à franchir le pas » a rappelé, pour sa part, la Secrétaire d'Etat aux Droits des femmes, Pascale Boistard avant d'ajouter : « il reste encore beaucoup de travail à réaliser ».

Un constat partagé par la garde des Sceaux, qui estime quant à elle que « la société est encore trop indifférente aux violences faites aux femmes ». Des violences qui peuvent parfois s'avérer fatales. En 2013, 121 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint.

Crédits photos : Ministere des Affaires Sociales/DICOM/William Alix/SIPA
 
 
  
 
 
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