Ministère de la Justice
 
 

04 avril 2014

«Il y a urgence à s’interroger sur le sens de la peine»

La ministre a clôturé le colloque annuel de l’Association nationale des juges de l’application des peines.

Vendredi 4 avril, 17h. Christiane Taubira pénètre dans la Salle des criées du TGI de Paris remplie de monde et de chaleur. La garde des Sceaux a tenu à participer au colloque annuel de l’ANJAP, association qui, souligne la ministre, « a contribué de façon significative à la réflexion sur les aménagements de peine, sur l’exécution de la peine, sur la réinsertion dans la société ». Un travail de réflexion de qualité qui a fait de l’ANJAP « de véritables partenaires » consultés par la garde des Sceaux dans le cadre du processus d’écriture de ce projet de loi de prévention de la récidive.

Colloque annuel de l’Association nationale des juges de l’application des peines - © MJ-DICOM-Caroline MontagnéAu lendemain du remaniement gouvernemental, c’est justement aux professionnels parmi les plus concernés par la réforme pénale que la garde des Sceaux a souhaité s’adresser. Sur le contenu du projet de loi, elle a appelé les magistrats à s’approprier les nouvelles mesures qu’il comporte, « Il reposera sur les magistrats de donner vie et vitalité à cette contrainte pénale et à cette libération sous contrainte ».

La réussite de la réforme pénale dépend également de la volonté du pouvoir politique, une mobilisation que Christiane Taubira a tenu à réaffirmer « il revient à l’exécutif, au pouvoir politique, de mettre en place les politiques publiques qui permettront vraiment la réalisation de cette peine en milieu ouvert et des processus d’accompagnement qui vont éviter des sorties sèches ». Et la ministre de notamment rappeler que, pour accompagner la réforme, le gouvernement s’est engagé à créer 1 000 postes de fonctionnaires d’ici trois ans afin de renforcer le corps des conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation.

Enfin, aux interrogations autour de l’examen du projet de loi au Parlement, Christiane Taubira a répondu que, bien que décalé dans le calendrier, « le texte est maintenu » et que son examen aura lieu dans les meilleurs délais.

 
 
  
 
 
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