Ministère de la Justice
 
 

17 décembre 2013

8èmes rencontres sur les prisons

Réforme pénale et insertion

Christiane Taubira, Garde des sceaux, ministre de la Justice s’est rendue à la Maison de la Chimie pour clôturer les travaux des 8èmes rencontres sur les prisons qui ont donné lieu à de riches débats autour de la contrainte pénale et de l’insertion des personnes détenues.

Chaque année depuis 2004, des rencontres parlementaires sur les prisons sont organisées. Ces rencontres proposent une sensibilisation des différents acteurs concernés. Cette année les rencontres étaient présidées par Joaquim Pueyo, député de l'Orne, président du groupe d'études « prisons et conditions carcérales » à l'Assemblée Nationale.

Les échanges ont été organisés autour de deux tables rondes : « la réforme pénale : contrainte pénale communautaire » et « le parcours d'insertion des personnes détenues : travail et formation ».

Ce fut l'occasion pour la Garde des sceaux de réaffirmer le principe qui guide le projet de loi relatif à la de prévention de la récidive et à l'individualisation de la peine : « l'individualisation de la peine est un choix très clair, assumé et affiché dans la mesure où nous considérons que c'est une garantie de la lutte contre la récidive ».

« L'activité et la formation professionnelle sont fortement liées et doivent servir toutes les deux le souci que nous avons de prévenir la récidive et de permettre la réinsertion» a déclaré la Garde des sceaux. « Pour contribuer à la réinsertion il faut la préparer pendant le temps de l'incarcération [...] Cette année 33 % des détenus ont eu accès à une activité professionnelle ». L'objectif de la ministre est d'améliorer ce chiffre : assurer l'activité professionnelle et la formation et apporter des réponses en travaillant avec les conseillers d'insertion et de probation.

Le gouvernement s'est d'ailleurs engagé à créer 1000 emplois d'ici 2016, dont 400 dès 2014, dans les services d'insertion et de probation qui sont au cœur de l'élaboration des projets de réinsertion, notamment professionnelle, des personnes condamnées. Au-delà de la question des effectifs, la Garde des sceaux a également mis en place un comité de pilotage le 18 octobre 2013 chargé de constituer des groupes de travail et organuiser des expérimentations afin de redéfinir l'identité professionnelle de ces métiers.

« Il n'y a pas d'antinomie entre le respect de la victime et assumer que le détenu demeure un citoyen et que nous devons faire en sorte qu'il revienne dans la société dans les meilleures conditions » a souligné la ministre.

 

 
 
  
 
 
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