Ministère de la Justice
 
 

29 juin 2012

Victime et auteur : la possible rencontre

« Passer d'un regard qui dévisage à un regard qui envisage » (J. Cocteau)

Cette citation de Jean Cocteau résume l'esprit dans lequel  les associations d'aide aux victimes ont abordé leurs 27èmes assises nationales, dont le thème était la justice restaurative. Pour ces associations, la justice restaurative c'est aider au mieux les victimes, en allant au bout du dialogue et de l'écoute. Christiane Taubira, Garde des Sceaux, ministre de la Justice, a tenu à se rendre auprès d'elles, saluant la qualité de leur réseau et leur implication quotidienne au service des victimes.

Victime et auteur : la possible rencontre - © Annie Compan"Consciente de l'énergie et des intelligences", la Garde des Sceaux a salué la voie ambitieuse de la justice restaurative, qui cherche à créer les conditions du dialogue entre le condamné et la victime, en distinguant les chemins que chacun d'entre eux doit parcourir : l'une pour se reconstruire, l'autre pour éviter la récidive. De la médiation au rendez-vous détenus-victimes en maison d’arrêt, diverses expérimentations ont montré leur intérêt. Les expériences canadiennes, belges, suisses et sud-africaines sont venues éclairer ces pratiques innovantes, bien souvent positives pour les victimes et les auteurs, évitant sur-victimisation pour les uns et désocialisation pour les autres.

Déclarant que « promouvoir la justice restaurative suppose une hauteur de vue », Christiane Taubira s'est déclarée sensible à l'expérience et attentive à ses résultats. Elle a exprimé sa volonté d'engager une nouvelle façon de conduire la politique pénale, intégrant une politique d’aide aux victimes pérenne et durable. "Je veux servir les victimes, et ne pas m'en servir".

L’aide aux victimes est une politique publique essentielle du ministère de la justice qui étend les bureaux d’aide aux victimes (BAV) et soutient les associations chargées d’accueillir les victimes d’infractions pénales. 140 d’entre elles sont fédérées au sein de l'Institut National d'Aide aux Victimes et de Médiation (INAVEM). Son président, Hubert Bonin, a rappelé le rôle majeur du réseau qui irrigue l’ensemble du territoire et prend en charge 300.000 victimes par an. Il a également proposé au Garde des Sceaux d’engager une réflexion sur le financement de l'aide aux victimes, par la création d’une "contribution victime". Soucieuse de la nécessité de pérenniser le financement de cette politique, Christiane Taubira a fait savoir qu'elle expertisait les différentes pistes budgétaires afin de faire les meilleurs choix.

 

 


 08VICTIMES : être écouté, être aidé


La Garde des Sceaux a annoncé la reprise dans quelques jours de la campagne de diffusion du numéro d'appel national 08VICTIMES. Destiné à toutes les victimes, quel que soit le préjudice subi, ce numéro non surtaxé permet d'être écouté et aidé, soit anonymement, soit en laissant ses coordonnées. Il est relié à un réseau d'associations d'aide aux victimes de proximité qui prend contact avec la victime. Cette nouvelle campagne sera menée auprès des personnes âgées et des jeunes victimes de harcèlement à l’école.

En savoir plus :

 


A la rencontre des personnels judiciaires de Bourg-en-Bresse

A l’occasion de son déplacement aux assises de l’Inavem,  Christiane Taubira s'est rendue au tribunal de grande instance de Bourg-en-Bresse, à l’écoute des magistrats et personnels de la juridiction.

La présidente et le procureur ont également présenté à la Garde des Sceaux le projet immobilier qui regroupera en 2015 quatre juridictions de premier degré : le tribunal de grande instance, le tribunal d’instance, le tribunal de commerce, et le conseil des Prud’hommes.

A la rencontre des personnels judiciaires de Bourg-en-Bresse - © Annie Compan

 

 

 

 
 
  
 
 
 
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