 Présentation du CESDIP Enseignements Recherches Partenaires Site Internet du CESDIP PrésentationAu cœur de la sociologie de la délinquance en France : le Centre de Recherches Sociologiques sur le Droit et les Institutions Pénales (CESDIP) Le CESDIP est à la fois un laboratoire de recherches du CNRS, un service d’études du ministère de la Justice et, depuis le 1er janvier 2006, un laboratoire de l’Université Versailles Saint-Quentin en Yvelines. Il est né officiellement en 1983 mais a en réalité une histoire plus ancienne qu’on rappellera brièvement. Ensuite, on situera l’évolution du CESDIP dans l’ensemble de la recherche socio-criminologique française des années 1990-2000. Enfin, on présentera l’activité actuelle et les programmes de recherches du laboratoire. Le SEPC et la sociologie de la réaction sociale (1968-1983) Après des balbutiements à l’époque de Durkheim et de Tarde, la sociologie du crime renaît en France après la Seconde Guerre mondiale à l’initiative d’un des derniers durkheimiens, Henri Lévy-Bruhl, et de son élève André Davidovitch. Ce dernier a posé dans les années 1950-1960 les premières bases d’une sociologie de la justice pénale. Mais ce secteur de la recherche en sciences sociales demeurait marginal. À partir du milieu des années 1960, la recherche criminologique française connaît au contraire un essor institutionnel en liaison avec une politique volontariste au sein du ministère de la Justice et avec le soutien financier de la Direction générale à la recherche scientifique et technique. Après le centre de recherches sur la délinquance juvénile de Vaucresson, le ministère de la Justice créé le Service d’Études Pénales et Criminologiques (SEPC) à la fin de l’année 1968, à l’initiative de Philippe Robert (magistrat et docteur en sociologie). Outre sa mission d’études et de recherches, le SEPC se voit confier la gestion du Compte général de l’administration de la justice (la statistique judiciaire). Il va par ailleurs se placer rapidement sous la cotutelle du CNRS et se positionner de façon originale dans le champ « criminologique » français. Il va également établir de solides liens au plan européen et nord-américain (Canada francophone) au travers d’un réseau qui débouchera sur la création en 1977 de la revue Déviance et Société.
Certains des domaines de recherches du SEPC sont liés aux besoins directs de la justice (établissement de séries statistiques longues, observation de la délinquance apparente des étrangers, de la place des stupéfiants). Les autres relèvent d’une analyse du fonctionnement de l’institution (étude des coûts du crime, étude du traitement pénal de la criminalité d’affaire, construction de la catégorie de viols collectifs) et de son image dans la société (étude des représentations sociales de la justice).
En 1973, Philippe Robert publie dans l'Année Sociologique un texte présentant le programme de recherche de son centre. Il annonce la crise de la « criminologie du passage à l'acte », c'est-à-dire des théories étiologiques basées sur des recherches bio-psychologiques construites à partir d’échantillons non représentatifs de la criminalité (telle la population carcérale). Ensuite, Philippe Robert introduit la théorie de l’étiquetage en indiquant que le processus qui voit l'individu passer de la délinquance occasionnelle à la délinquance régulière « découle d'une stigmatisation de la réaction sociale intervenant quand l'audience classifie comme déviant celui qui s'est contenté en premier lieu de poser un acte déviant ». La criminologie peut donc de ce point de vue devenir une « science des mécanismes sociaux de rejet ». L’analyse du système pénal en sera l’élément central. Robert s’efforce alors de fonder un programme de recherche en ce sens, à partir de deux questions : comment la société crée-t-elle les normes et comment les sanctionne-t-elle. Les chercheurs du SEPC vont ainsi progressivement développer des recherches sur les mécanismes de renvoi vers la justice et sur la genèse des normes pénales, établissant sur ce dernier thème des liens avec les historiens. La place du CESDIP dans les développements des recherches des années 1980 et 1990 En 1983, le CESDIP remplace le SEPC. Il sera dirigé à nouveau par Philippe Robert pendant dix ans, puis par Claude Faugeron (1992-1993) et surtout René Lévy (1993-2003). Durant cette période, le contexte va beaucoup évoluer.
Sur le plan institutionnel, la sociologie de la délinquance et de la justice pénale va progressivement se développer dans d’autres lieux. Par ailleurs, l’État va de nouveau encourager et financer le développement de la recherche dans des domaines particuliers : la police (création de l’Institut des Hautes Etudes de la Sécurité Intérieure en 1991), les drogues (création de l’Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies en 1993), la délinquance juvénile et sa prévention (dans le cadre de la Délégation Interministérielle à la Ville), la sécurité routière (dans le cadre de la Délégation interministérielle à la sécurité routière) et la justice (avec la Mission Droit et Justice).
Sur le plan intellectuel, la principale nouveauté des années 1990 est sans doute le développement des enquêtes de victimation et des enquêtes sur le sentiment d’insécurité. Les premières sont inaugurées au CESDIP au milieu des années 1980 mais elles ne prennent leur essor que dans la décennie suivante. Si, au départ, il s’agissait surtout d’étudier le comportement des victimes et notamment leur comportement de plainte, ces enquêtes vont progressivement apparaître comme un nouvel instrument pour mesurer la délinquance. Celles sur le sentiment d’insécurité sont développés d’abord à la fin des années 1980 notamment par deux politologues de Grenoble, Hugues Lagrange et Sébastian Roché, puis par un sociologue de Lille, Dominique Duprez. Elles sont ensuite reprises également au CESDIP à partir de la seconde moitié des années 1990. L’autre nouveauté des années 1990 n’en est en fait pas une : c’est le redémarrage des recherches sur la délinquance juvénile (après le déclin du centre de Vaucresson à la fin des années 1980). Il faut insister ici aussi sur le poids du contexte replaçant la question de la délinquance juvénile et des « banlieues » au centre de l’agenda politico-médiatique. Il en est résulté une forte demande institutionnelle, notamment à travers la catégorie policière de « violences urbaines ». Par rapport aux décennies précédentes, les nouvelles recherches mobiliseront davantage les données quantitatives, en liaison avec la place grandissante des statistiques et de l’« expertise » dans le débat public. Enfin, on doit signaler que la seconde partie des années 1990 voit aussi l’émergence d’un nouveau thème se rattachant à la délinquance juvénile et fortement lié à la commande politique : celui des « violences à l’école ». Le CESDIP n’a pas beaucoup investi les recherches sur ces thèmes dans les années 1990, il y viendra cependant à la fin de la décennie. Enfin, on doit noter que certains domaines pourtant prometteurs de la recherche ne se sont jamais beaucoup développés. C’est d’abord l’étude des délinquances des classes supérieures (dites « en col blanc »). Corruption, blanchiment, délinquance d’affaire, fraude fiscale, atteintes au droit du travail, au droit de l’environnement, etc. Le champ est très large mais bien peu de chercheurs l’ont défriché dans la durée (à l’exception notable de Pierres Lascoumes, ancien chercheur du CESDIP, et de Thierry Godefroy qui y travaille toujours). C’est ensuite la recherche sur les processus de décision de justice (sentencing) qui demeure sous-développée en France, malgré les efforts de Bruno Aubusson de Cavarlay au CESDIP. L’équipe actuelle du CESDIP et son programme de recherche Le CESDIP est dirigé par Laurent Mucchielli depuis le 1er janvier 2004. Sur le plan institutionnel, il s’est engagé dans le partenariat avec l’université locale (l’Université Versailles Saint-Quentin en Yvelines) où nous enseignons dans trois Masters, en sociologie et sciences politiques. Deux professeurs d’université ont également rejoint le laboratoire ces dernières années (Jean-Marc Berlière, Sophie Body-Gendrot). Tout ceci se traduit par l’augmentation du nombre de doctorants. De nouveaux chercheurs, statutaires ou non, ont également souhaité rejoindre l’équipe et sa dynamique. Le CESDIP connaît ainsi un rajeunissement et une forte croissance : il compte aujourd’hui une cinquantaine de membres.
Par ailleurs, le CESDIP n’a cessé de renforcer sa dimension internationale. Il accueille dans ses locaux le Groupe Européen de Recherches sur les Normativités (GERN, dirigé par Philippe Robert puis René Lévy), qui pilote à présent une action concertée dans le cadre du 6ème programme de recherches de l’Union Européenne (2006-2008). Il est aussi le point d’appui d’un Laboratoire Européen Associé (LEA) franco-allemand (avec le Max Planck Institut de Freiburg et une autre laboratoire du CNRS : le CLERSÉ à Lille) et renforce actuellement ses coopérations internationales notamment avec le Brésil et les États-Unis.
Le programme de recherches du CESDIP s’organise actuellement autour de 7 axes principaux :
1- Victimation et sentiment d’insécurité 2- Délinquances juvéniles et politiques de prévention 3- Histoire du crime, de la justice pénale et des sciences de la déviance 4- Statistiques pénales 5- Polices et politiques de sécurité 6- Professions du champ pénal 7- Prison Pour en savoir plus, consulter la plupart des publications, le programme des séminaires et des colloques, rendez-vous sur notre site Internet : http://www.cesdip.com. Laurent MUCCHIELLI Directeur du CESDIP Chercheur au CNRS Enseignant à l’Université Versailles Saint-Quentin en Yvelines Couriel : mucchielli@cesdip.com Retour haut de page EnseignementsLe centre participe à l'enseignement et/ou est laboratoire d'accueil pour les formations suivantes : - Master Recherche Sociologique (Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines)
- Master Recherche Sciences Politiques "Régulation des conflits dans l'espace public" (Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines)
Retour haut de page RecherchesLes recherches du CESDIP s'organisent autour de quatre dimensions détaillées ci-après : - la création et la mise en œuvre des normes pénales, sous l'angle sociologique ou historique
- les déviances et les délinquances spécifiques, leurs acteurs et la manière dont elles sont appréhendées et traitées par les institutions
- les instruments de mesure de la délinquance, de la victimation et du sentiment d'insécurité
- l'histoire des sciences de la déviance et la théorie sociologique du crime.
La création de la norme pénale - Compétences et pouvoirs de police (René LÉVY)
- La preuve pénale en Europe (Fabien JOBARD)
Sécurité, territoire et minorités - Histoire des gardes-champêtres en France (1791-1914) (Fabien GAVEAU, sous la direction de Jean-Marc BERLIÈRE)
- La Préfecture de police de Paris et les Français musulmans d’Algérie (1944-1962) (Emmanuel BLANCHARD, sous la direction de Jean-Marc BERLIÈRE)
- Les jeunes communistes de la région parisienne (1939-1942) (Boris DÄNZER-KANTOF, sous la direction de Jean-Marc BERLIÈRE)
- Les parachutages clandestins au service de la Résistance française (Michel BLONDAN, sous la direction de Jean-Marc BERLIÈRE)
- Polarisation sociale de l’urbain et offre publique de sécurité (Jean-Marie RENOUARD)
- Gendarmerie et délinquances : quelles évolutions depuis les années 1980 ? (Laurent MUCCHIELLI, Emmanuelle BORIE, Géraldine BOUCHARD, Véronique LE GOAZIOU, Jean-Marie RENOUARD, Delphine SAURIER)
- Police et discriminations raciales (Sophie BODY-GENDROT, Fabien JOBARD, Jérémie GAUTHIER, René LÉVY)
- Riverains et prostitution (Franck SANSELME)
- Prostitution, riverains et morale publique (Franck SANSELME)
- Relations entre policiers et gendarmes en matière de police judiciaire et de maintien de l’ordre sous la Troisième République (1878-1914) (Laurent LÓPEZ, sous la direction de Jean-Noël LUC et Jean-Marc BERLIÈRE)
- Police et discriminations ethniques. Étude comparative France/Allemagne (Jérémie GAUTHIER, sous la direction de René LÉVY et Hans-Jorg ALBRECHT pour le Laboratoire Européen Associé)
- Les mobilisations politiques autour des questions de police dans les quartiers relegués (Fabien JOBARD)
- Féminisation de la police depuis les années 1930 (Genevève PRUVOST)
- Évolution des conditions de travail des policiers (1982-2003) (Geneviève PRUVOST)
- Police et virilité (Geneviève PRUVOST)
Polices et sécurité privée - Police, État, société (1870-1968) (Jean-Marc BERLIÈRE)
- 1934-1945, servir la France : le contrôle général de la surveillance du Territoire (Gaby CASTAING, sous la direction de Jean-Marc BERLIÈRE)
- La surveillance policière de Jean Jaurès (Charles DIAZ, sous la direction de Jean-Marc BERLIÈRE)
- Le métier d’enquêteur de police judiciaire (Sylvie CLÉMENT, sous la direction de Laurent MUCCHIELLI)
- Police et politique en France (Fabien JOBARD)
- Les polices en transition démocratique (Fabien JOBARD)
- Les polices en Allemagne (Fabien JOBARD, Jérémie GAUTHIER)
- Parti Communiste contre police (1924-1947) (Franck LIAIGRE, sous la direction de Jean-Marc BERLIÈRE)
- L’enquête de police judiciaire (Laurent MUCCHIELLI)
- Mains courantes de la police nationale (Franck SANSELME)
La justice pénale - La fonction de poursuite au sein du système pénal (Bruno AUBUSSON DE CAVARLAY et coll.)
- Détention provisoire : évolution et réformes (Bruno AUBUSSON DE CAVARLAY)
- Politique pénale et prononcé des peines (Bruno AUBUSSON DE CAVARLAY)
- Les réponses pénales à l’usage de stupéfiants (Marie-Danièle BARRÉ)
- L’évaluation des politiques pénales (Philippe ROBERT)
- Détermination des peines prononcées (Fabien JOBARD)
Le système carcéral - Les rapports sociaux en prison (Gilles CHANTRAINE)
- La population carcérale : caractéristique socio-économique et parcours biographiques (Gilles CHANTRAINE)
- Une prison et son environnement : Saint-Martin-de-Ré (Jean-Marie RENOUARD)
- L’impact de l’incarcération chez les mineurs délinquants (Gilles CHANTRAINE, Séverine FONTAINE)
- La sortie de prison (Jean-François LABLE, sous la direction de Laurent MUCCHIELLI)
L’aménagement des peines - Le placement sous surveillance électronique (René LÉVY)
- La place des peines alternatives à l’incarcération dans le traitement judiciaire de la délinquance.
- Étude de la prise en charge des condamnés en milieu ouvert (Xavier DE LARMINAT, sous la direction de René LÉVY)
Les professions - Police et histoires de vie (Emmanuel BLANCHARD, Gaby CASTAING, Franck LIAIGRE, sous la direction de René LÉVY et Jean-Marc BERLIÈRE, avec la coll. de Renée ZAUBERMAN et Charles DIAZ)
- Les policiers et l’approche biographique (Geneviève PRUVOST)
- L’avocat dans le procès des mineurs (Patricia BÉNEC’H-LE ROUX)
- Les intervenants en toxicomanie (Marie-Danièle BARRÉ, Patricia BÉNEC’H-LE ROUX)
- Les animateurs dans l’action municipale (Nasser DEMIATI, sous la direction de Laurent MUCCHIELLI)
- Les douaniers-officiers de police judiciaire (Thierry GODEFROY, Anne KLETZLEN)
- Le métier de procureur (Patricia BÉNEC’H-LE ROUX)
Les déviances juvéniles et leur environnement - La construction médiatique et politique de la dangerosité des jeunes (Sophie BODY-GENDROT, Maryse ESTERLE-HEDIBEL, Laurent MUCCHIELLI)
- Déviances et régulations dans une école Freinet (Cécile CARRA)
- Violences à l’école élémentaire : état des lieux et analyse (Cécile CARRA)
- Les arrêts de scolarité avant 16 ans : étude des processus (Maryse ESTERLE-HEDIBEL)
- Étude préalable à la mise en place d’un dispositif de veille éducative sur Roubaix (Maryse ESTERLE-HEDIBEL)
- Cultures et pratiques juvéniles en milieux populaires (Éric MARLIÈRE)
- Les bandes : familles de substitution ? (Marwan MOHAMMED, sous la direction de Philippe ROBERT)
- L’évolution des délinquances juvéniles dans la société française (Laurent MUCCHIELLI)
La prévention - La prévention des risques en toxicomanie (Marie-Danièle BARRÉ, Patricia BÉNEC’H-LE ROUX)
- Prévention situationnelle et quartiers d’habitat social (France, États-Unis) (Véronique LEVAN, sous la direction de Sophie BODY-GENDROT)
- Politiques publiques territoriales en matière de régulation sociale (Youssef CHIHEB)
- La politique de la ville (Youssef CHIHEB)
- L’évaluation de la prévention (Philippe ROBERT)
Les violences - Les homicides (Laurent MUCCHIELLI)
- Les viols collectifs (Laurent MUCCHIELLI)
- Les “coups et blessures volontaires” (Laurent MUCCHIELLI)
- L’usage de la force par la police (Fabien JOBARD)
- La violence des jeunes dans les espaces de fêtes urbains (Éric MARLIÈRE)
Les criminalités économiques et financières et leur contrôle - La corruption (Thierry GODEFROY et coll.)
- La lutte anti-blanchiment (Thierry GODEFROY et coll.)
- La délinquance économique en Europe (Thierry GODEFROY)
- La normalisation des centres offshore (Thierry GODEFROY)
- Sentiment d’insécurité et victimation
- Enquêtes de victimation (Philippe ROBERT, Renée ZAUBERMAN, Emmanuel DIDIER, Sophie NEVANEN)
- Enquêtes sur le sentiment d’insécurité (Philippe ROBERT)
Les statistiques pénales - Recueil européen de statistiques relatives à la criminalité et à la justice pénale (European Sourcebook) (Bruno AUBUSSON DE CAVARLAY et coll.)
- La Base Davido : séries policières (Bruno AUBUSSON DE CAVARLAY)
- La Base Davido : 160 ans de statistiques criminelles (Bruno AUBUSSON DE CAVARLAY)
- Compstat : analyse du "modèle" new-yorkais de statistiques policières (Emmanuel DIDIER)
- L’évolution de la délinquance enregistrée dans les zones de gendarmerie (Laurent MUCCHIELLI, Delphine SAURIER)
Histoire et théorie de la sociologie du crime - Histoire et épistémologie de la statistique (Emmanuel DIDIER)
- Histoire de la sociologie du crime en France, de la fin du XXème siècle à nos jours (Laurent MUCCHIELLI, en collaboration avec Jean-Christophe MARCEL)
- Les théories sociologiques de la déviance (Jean-Marie RENOUARD)
- La théorie sociologique du crime (Philippe ROBERT)
Retour haut de page PartenairesGERN Le GERN, prenant appui sur le CESDIP, fédère une quarantaine de centres et des chercheurs des différentes sciences sociales travaillant sur les normes et les déviances en Europe (Belgique, Espagne, France, Italie, Pays-Bas, Allemagne, Royaume-Uni, Suisse, Pologne, Portugal). Direction : René LEVY rlevy@cesdip.com http://www.gern-cnrs.com/ Laboratoire Européen Associé (LEA) « Délinquances, politiques de sécurité et de prévention : recherches comparatives franco-allemandes » Ce laboratoire, fondé en 1998, réunit trois unités de recherche : le CESDIP (CNRS-Ministère de la Justice, Guyancourt, France), l’Institut Fédératif de Recherche sur les Économies et les Sociétés Industrielles (IFRÉSI, équipe CLERSÉ, CNRS-Université de Lille I, France) et le Max-Planck Institut für Ausländisches und Internationales Strafrecht (Freiburg-im-Breisgau, Allemagne). Il a pour vocation de susciter la recherche comparée franco-allemande sur les matières de délinquance, de politiques de sécurité et de prévention. À ce titre, le LEA encourage au moyen d’aides à la recherche tous projets susceptibles d’entrer dans le champ de ces thématiques. Vous pouvez consulter le document "Bilan et perspectives" qui fait le point sur les huit premières années d’exercice, ainsi que le sommaire du n° 3/2005 de la Revue "Déviance & Société", qui présente une sélection des communications produites au colloque franco-allemand du LEA à Fréjus, tenu en septembre 2004. Direction exécutive : Fabien JOBARD fabjob@cesdip.com Comité directeur : Hans-Jörg ALBRECHT (Max-Planck Institut für Bildungsforschung, Freiburg-im-Breisgau, Allemagne), Dominique DUPREZ (IFRÉSI-CLERSÉ/CNRS, Lille, France), Fabien JOBARD et René LÉVY (CESDIP, Guyancourt, France) et Philippe ROBERT (GERN, Guyancourt, France). Déviance et Société
Déviance et Société analyse, à travers les courants de recherche les plus récents, à des phénomènes de société tels que l’insécurité, les drogues, les délinquances, la prostitution, la corruption, la criminalité organisée, les peines privatives de liberté... D’une manière générale, Déviance et Société propose, sur la base d’une culture de coopération scientifique internationale, des textes relatifs à l’analyse des normativités, des déviances, des politiques de prévention et du processus pénal. La revue est destinée aux enseignants, aux chercheurs ainsi qu’aux magistrats, policiers, travailleurs sociaux, au corps médical et à tous ceux qui sont concernés par ces questions liées aux mutations de la société contemporaine. Revue trimestrielle. Dirigée par Dan KAMINSKI et Philippe MARY Déviance et Société Crime, Histoire et Sociétés / Crime, History and Societies La revue est publiée par l’International Association for the History of Crime and Criminal Justice (IAHCCJ) avec le soutien de la Fondation de la Maison des Sciences de l’Homme (Paris). La revue accueille les contributions des sciences humaines et sociales à l’approche socio-historique de la criminalité et de la justice pénale et plus largement de la déviance et du contrôle social. La revue paraît deux fois par an. Crime, Histoire et Sociétés / Crime, History and Societies Revue d’Histoire des Sciences Humaines L’ambition de la revue est d’offrir un lieu de dialogue aux recherches sur l’histoire des différentes disciplines des sciences de l’homme et, ainsi, de construire progressivement une vision d’ensemble de cette histoire. Les chercheurs sont de plus en plus nombreux à pratiquer cet exercice historique de façon professionnelle : l’histoire des sciences humaines n’est plus seulement une écriture commémorative, destinée à célébrer le travail des "fondateurs" ou des "pionniers" des disciplines actuelles. Il s’agit désormais de se tourner vers l’histoire pour tenter d’en comprendre le déroulement réel et d’enrichir l’enseignement universitaire. Publiant deux numéros par an, la revue comporte : des Dossiers qui s’efforcent de faire le point sur des champs de recherches actuelles ; des Articles réservés à des recherches historiques originales et méthodiques ; des critiques de Livres ; et des Documents qui mettent à la portée de tous des textes sinon totalement inédits du moins difficilement accessibles. Lieu de rencontres et de débats organisés par une équipe qui ne se réclame d’aucun parti théorique ou méthodologique exclusif, la revue est ouverte à tous et examine toutes les contributions qui lui sont proposées. Codirection : Laurent MUCCHIELLI et Olivier MARTIN Revue d’Histoire des Sciences Humaines Champ Pénal / Penal Field Cette revue concerne toutes les disciplines scientifiques qui concourent à l’étude de la criminologie : sciences du droit, sciences de la société et sciences du psychisme, ainsi que la philosophie. Cette revue est numérique et gratuite. Elle est indépendante de toute structure ou institution. Conçue, en particulier, comme un outil de diffusion de la littérature criminologique francophone dans le monde anglo-saxon, la revue a vocation à diffuser des textes bilingues. La traduction des textes français sera en effet financée par la revue afin de mieux faire connaître ces derniers dans le monde criminologique anglophone. Représentant légal : Pierre PÉLISSIER Rédacteur en chef : Thierry GODEFROY Directeur éditorial : Gilles CHANTRAINE Champ Pénal / Penal Field

CESDIP Unité Mixte de Recherche au CNRS – UMR 8183 Immeuble Edison 43, boulevard Vauban 78280 GUYANCOURT Tél. : 01.34.52.17.00 Fax : 01.34.52.17.17 Courriel : mucchielli@cesdip.com Visitez le site Internet du CESDIP : http://www.cesdip.com |