RECONSTITUTION HISTORIQUE DE LA COUR IMPERIALE DE MONTPELLIER
L’empire contreattaque !
Dans le cadre des festivités du bicentenaire organisées par le barreau de Montpellier qui se sont déroulées à Montpellier du 21 au 23 juin 2012 pour commémorer le rétablissement de leur ordre, une reconstitution historique a remis en scène l’installation de la cour impériale de Montpellier du 1er juillet 1811.

Reconstitution historique de la cour d'appel impériale de Montpellier

M Le Batonnier VERINE dans le rôle du Comte BERTHOLET sénateur et commissaire d'empire

la cour présidée par le premier président Didier MARSHALL, dans le rôle du Baron DUVEYRIER

M le procureur général Bernard LEGRAS dans le rôle du Baron FABRE
Les discours de l’époque ont été fidèlement restitués par le bâtonnier Frédéric VERINE représentant le commissaire d’empire , le bâtonnier Pierre CHATEL représentant le bâtonnier de l’ordre des avocats de Montpellier, le procureur général Bernard LEGRAS tenant le rôle de son prédécesseur le Baron FABRE , le premier président Didier MARSHALL, premier président occupant celui du Baron DUVEYRIER dont le portrait est encore visible dans la bibliothèque de la cour.



Au rythme de la marche consulaire, l'entrée de la cour impériale a été commentée par un narrateur restituant le déroulé de la cérémonie, et suivie avec beaucoup d’intérêt par un public de personnalités au rang desquels se trouvait M Dominique BAUDIS défenseur des droits, des autorités civiles et militaires, des magistrats, des avocats, des fonctionnaires et des auxiliaires de justice venus en très grand nombre assister à cette plongée dans le passé.

Dans le rôle de M GOLFIN, Dominique SANTONJA greffier de la cour a donné lecture du décret impérial du 1er juin 2011 et la cour a été installée par le représentant du pouvoir exécutif siégeant en majesté au dessus des juges et présidant la cérémonie au nom d’un Empereur détenteur du pouvoir absolu.


Au delà de la forme surannée et emphatique dont un hommage idolâtre envers la famille impériale « à sa majesté, à son auguste compagne et à l’enfant chéri ! » , les questions de fond abordées par les discours sont apparues encore actuelles quant aux difficultés générées par l’obscurité de certaines lois, au rôle régulateur du juge , au danger de l’habitude qui « refroidit le zèle et fait succéder l’indifférence à la circonspection » et dont la prévention est assurée par le «roulement entre les services ».

Nombreux sont les magistrats de 2012 qui se sont reconnus dans le souci de la répartition des juges sur le territoire, à l’effet pervers du nombre insuffisant de juges qui provoque découragement, lenteur et retard, et donc à l’importance « du juste nombre de juges distribués suivant le travail raisonnablement présumé sur le nombre de justiciables ».
Le procès verbal du 1er juillet 1811 reprenant l’ensemble des discours et le déroulé de la cérémonie est accessible en cliquant sur le lien en en-tête.

A l’issue de la cérémonie, Mme le Bâtonnier a salué l’arrivée des femmes dans la magistrature et au barreau, l’engagement toujours plus avancé des avocats dans la défense des droits et des citoyens et invité l’ensemble des invités et acteurs à un cocktail dans les locaux de l’ordre des avocats où se trouve encore la chapelle lieu de célébration de la traditionnelle messe du saint esprit.


Portrait du Baron DUVEYRIER dans la bibliothèque de la cour