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| Est-ce que je peux refuser la convocation ? |
| Non, sauf si vous avez un motif légitime (exemple : enfant
gravement malade ou lourd handicap). |
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| Quelles sanctions si je ne viens pas ? |
| Le fait de ne pas se présenter, sans motif légitime, est puni
d’une amende de 3 750 €. |
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| Pourrai-je me faire remplacer par un proche ? |
| Cela n’est pas possible. L’exercice des fonctions de citoyen
assesseur constitue un devoir civique. |
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| Dois-je prévenir mon employeur ? |
| Oui. Vous pouvez lui montrer votre convocation. |
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| Combien de jours vais-je devoir siéger ? |
| Le principe est que vous pourrez siéger, au maximum,
10 jours dans l’année, soit comme titulaire, soit comme
suppléant. Les audiences sont réparties sur des demi-journées
différentes. Si une affaire doit se prolonger au-delà
de ce délai, il vous faudra siéger jusqu’à la fin. |
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| Je ne suis pas juriste, aurai-je une formation ? |
| Vous n'avez pas besoin d'être juriste. Vos qualités de citoyen
suffisent. Toutefois, avant de participer à votre première
audience, vous bénéficierez d'une journée de sensibilisation
à la Justice et au droit. Vous serez informé sur le fonctionnement
de la Justice pénale. Vous visiterez également un établissement
pénitentiaire. |
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| Puis-je être récusé(e) ? par qui ? à quel moment ? |
| Cette récusation est possible mais encadrée. Elle peut être demandée
par le ministère public ou par les parties (prévenu
ou victime). Elle doit avoir lieu avant que l’examen de l’affaire
ne débute.
Elle peut avoir notamment lieu s’il existe une raison objective
de contester l’impartialité, l’honorabilité ou la probité d’un
citoyen assesseur.
Il n'est pas possible, comme devant la cour d'assises, que
l'avocat du prévenu ou de la partie civile demande votre
récusation sans justifier les raisons.
La demande de récusation sera immédiatement examinée par
les magistrats du tribunal. |
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| Que dois-je dire lorsque je prête serment ? |
| Contribuer à la Justice est une mission importante. Il vous sera
demandé de prêter serment lors de votre première audience.
Vous devrez dire « je le jure » après avoir écouté le président
lire le texte suivant :
« Je jure et promets d'examiner avec l'attention la plus
scrupuleuse les éléments soumis aux débats de la juridiction,
de ne trahir ni les intérêts du prévenu ou du
condamné, ni ceux de la société, ni ceux de la victime,
de n'écouter ni la haine ou la méchanceté ni la crainte
ou l'affection, de me rappeler que tout prévenu est
présumé innocent et que le doute doit lui profiter, de me
décider d'après les moyens soutenus par le ministère
public et par la défense et suivant ma conscience et mon
intime conviction, avec l'impartialité et la fermeté qui
conviennent à un homme probe et libre, de conserver
le secret des délibérations, même après la cessation de
mes fonctions. » |
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| Que dois-je faire si je connais le prévenu ou la victime ? |
| Vous devez le signaler immédiatement au président, avant le
début de l'audience. Dans ce cas, vous serez remplacé par un
autre citoyen assesseur. |
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| Quels horaires pour les audiences ? |
| Cela dépendra de l’organisation de chaque tribunal. Les
audiences se tiendront généralement l'après-midi, à partir de
13h30. L’horaire de fin des audiences ne peut être prévu. |
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| Est-ce que je peux être convoqué pour des comparutions
immédiates ? |
| Oui, vous pouvez être amené à juger des personnes à l'issue
de leur garde à vue. |
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| Quel sera mon rôle pendant l’audience ? |
| Votre rôle sera d'apporter votre regard de citoyen sur les faits
(pendant l’audience) et de donner votre avis sur la culpabilité
et la peine à prononcer (pendant le délibéré). |
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| Peut-on intervenir, poser des questions au prévenu ?
aux témoins ? |
| Il est possible de poser des questions au prévenu, à la victime,
au témoin et à l’expert, en demandant la parole au président
du tribunal correctionnel.
Pendant l'audience, vous ne devrez pas manifester votre
opinion. |
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| A quel moment devrais-je donner mon opinion ? |
| C'est après l'audience, à l’issue des débats, que les deux
citoyens assesseurs et les trois magistrats délibéreront.
Ensemble, vous définirez le degré de culpabilité du prévenu
et la peine à prononcer. |
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| La décision est-elle rendue aussitôt ? |
| La décision doit être rendue à l’issue des débats avant
l’examen de toute autre affaire.
Le président peut néanmoins décider d'examiner plusieurs
affaires à la suite, avant de délibérer sur chacune d'entre elles,
par exemple s'il s'agit d'affaires concernant le même type de
délit. |
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| Mon nom et mon adresse figureront-ils dans
les jugements ? |
| Non, comme c'est le cas pour les jurés d'assises, ni votre nom
ni votre adresse ne seront mentionnés dans les jugements. |
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| Est-ce que mes propos lors du délibéré apparaissent
dans le jugement ? |
| Non, les délibérations sont secrètes. |
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| Puis-je parler de mon expérience de citoyen assesseur
autour de moi, même après le procès ? |
| Faire partager son expérience de citoyen assesseur (déroulement
du procès, questions posées, regard sur la Justice…) est une très
bonne chose. En revanche, il n’est pas possible de parler du
délibéré, celui-ci devant rester secret. |
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| Pourquoi n'y a t-il des citoyens assesseurs que dans
les cours d'appel de Dijon et Toulouse ? |
Le législateur a prévu que cette réforme serait expérimentée avant
toute généralisation sur l’ensemble du territoire. La Cour d’appel
de Dijon et celle de Toulouse ont été choisies pour expérimenter
cette réforme à partir du 1er janvier 2012.
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