BULLETIN OFFICIEL DU MINISTÈRE DE LA JUSTICE
n° 79
(1er juillet - 30 septembre 2000)

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Circulaires du service des affaires européennes et internationales
Signalisation des circulaires du 1er juillet au 30 septembre 2000



Organisation de stages de magistrats français au Royaume-Uni

SAEI 2000-01 L5/03-08-2000
NOR : JUSI0080096C

Coopération judiciaire - Magistrat - Royaume-Uni - Stage



POUR ATTRIBUTION

Mesdames et Messieurs les
Premier président de la Cour de cassation - Procureur général près ladite Cour - Premiers présidents des cours d'appel - Procureurs généraux près lesdites cours - Directeur de l'Ecole nationale de la magistrature - Directeur de l'Ecole nationale des greffes.

- 3 août 2000 -

 


Le Comité franco-britannique de coopération judiciaire regroupe, avec la chancellerie, diverses institutions parmi lesquelles le British Council, le Conseil d'Etat, la Cour de cassation, la cour d'appel de Paris, l'Ecole nationale de la magistrature, l'Institut des hautes études sur la Justice ainsi que le service culturel de l'Ambassade de France à Londres. Ce Comité a pour mission essentielle de renforcer l'efficacité et le suivi de la coopération entre les deux pays dans le domaine de la Justice et de la prévention du droit.

Si l'entraide traditionnelle connaît un niveau constant et si les contacts entre les juges britanniques et leurs collègues français sont anciens, le développement de la coopération s'avère hautement souhaitable en raison notamment d'un usage croissant de principes communs lié à l'application, dans chacun des deux Etats, des divers droits "européens", qu'il s'agisse du droit communautaire, du droit tiré de l'application du Traité de Maastricht ou encore des conventions et traités conclus sous l'égide du Conseil de L'Europe.

Parmi les instruments de cette coopération, qui comporte également la tenue d'un colloque annuel, qui fera l'objet d'une circulaire ultérieure, la mise en place de stages de magistrats dans chacun des pays constitue un élément essentiel.

C'est ainsi qu'en plus des stages organisés par l'Ecole nationale de la magistrature, tant dans le cadre de la formation initiale, que dans celui de la formation continue ou encore d'actions spécifiques, il est apparu indispensable de mettre en oeuvre l'organisation de séjours permettant à trois ou quatre magistrats d'un pays d'être reçus par les institutions juridictionnelles de l'autre pays : Angleterre, Ecosse, Pays-de-Galles ou Irlande du Nord. Ces stages pourront avoir lieu de septembre 2000 à mars 2001.

Du côté français, ils s'adressent aux magistrats des deux ordres juridictionnels.

Le Comité a décidé, pour tenir compte des contraintes professionnelles et renforcer le niveau qualitatif de ces actions, de mettre en place une sélection rigoureuse et de fixer des conditions pour recevoir les candidatures à ces stages.

Ces conditions sont au nombre de quatre :

1 Thème : chaque candidat propose un thème pour son stage, en précisant son contenu (une page maximum). Ce thème est soumis à l'appréciation du Comité, lors de l'examen des candidatures ;

2 La durée du stage est fixée à deux semaines ;

3 La maîtrise de la langue de travail est indispensable pour donner au stage sa pleine efficacité ;

4 Le stagiaire devra impérativement rédiger un rapport à la fin de sa mission. Ce document sera remis prioritairement à la section française du Comité puis à la juridiction d'accueil et à la section du Comité de l'autre pays. Cette exigence doit permettre la mise en place d'une documentation de base et renforcer le sérieux de la mission.

Les magistrats désignés se verront remettre avant le départ un document comportant notamment des éléments d'information sur l'organisation juridictionnelle du pays d'accueil, ainsi qu'un lexique sur les principaux concepts juridiques de ce pays.

Je vous serais très obligé, en conséquence, de bien vouloir recueillir les candidatures des magistrats intéressés par ces stages. Ces dossiers devront être adressés au service des affaires européennes et internationales (coopération franco-britannique), au plus tard le 30 septembre 2000, délai de rigueur.

L'ensemble des projets sera examiné par la chancellerie (SAEI), le Conseil d'Etat (secrétariat général) et l'Ecole nationale de la magistrature qui procéderont à une présélection. Le choix final sera arrêté par la section française du Comité.

Vous voudrez bien veiller à ce que cette circulaire soit portée à la connaissance des juridictions de votre ressort et me faire connaître les difficultés qui pourraient être rencontrées à l'occasion de son application (bureau de la coopération).

Pour le garde des sceaux, ministre de la justice,

L'adjoint au chef du service,

J.-B. Avel


© Ministère de la justice - juin 2001

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