Initié par le tribunal de grande instance de Chalon-sur-Saône, le film s’appuie sur la pratique judiciaire pour capter le quotidien d’une juridiction dans ses aspects civil et pénal.
Le 28 mai devant plus de 250 personnes et en présence de messieurs le Préfet, le Procureur Général et autres personnalités locales de Chalon-sur-Saône, a été diffusé sur la scène nationale de la ville, un documentaire de 52 minutes : « Une Justice à visages humains ».
Loin des clichés spectaculaires sur la Justice, le film a été salué pour son aspect pédagogique et sa capacité à fixer la réalité de l’institution par une immersion discrète et sincère au sein des prétoires et des pratiques judiciaires. Audience civile, procédure de divorce, de « plaider coupable », mise en place d’un bracelet électronique et enfin actions de réinsertion dans un quartier de mineur en maison d’arrêt composent les 5 séquences qui témoignent de la marche quotidienne de l’institution.
Intervenant lors d’un débat ayant suivi la projection du film, Denis Salas, magistrat, directeur scientifique des cahiers de la Justice et secrétaire général de l’Association Française pour l’Histoire de la Justice a souligné également l’intérêt du film à montrer une Justice « qui parie sur le dialogue, l’échange et la capacité des gens à faire des choix ».
Poursuivant la soirée, le débat sur le thème « la Justice et l’Image » s’est interrogé sur une question centrale : Que peut l’image pour la Justice ? A celle-ci, le documentaire est une réponse à lui tout seul : celle de rester fidèle à la réalité de l’institution.
De gauche à droite : Philippe Blondeau, magistrat, Denis Salas, Magistrat, Pierre Denier, Procureur de la République et Georges Buisson, Batonnier de l'ordre des avocats.
Philippe Blondeau, magistrat au TGI de Chalon-sur-Saône et co-réalisateur de "Une Justice à visages humains" s'exprime sur la gènese, la réalisation et l'avenir du film.
"On a pu filmer pendant 2 mois les procédures en condition du direct"