La fête de la musique a soufflé ses 25 bougies hier. Pour l'occasion, les jardins du ministère se sont transformés en salle de concert en plein air.
La cravate n'était pas exigée. Mais, le carton d'invitation était obligatoire. Près de 600 invités – agents, fonctionnaires et magistrats, membres d'associations travaillant avec le ministère, personnalités - se sont pressés dans les jardins de l'Hôtel de Bourvallais, au siège du ministère de la Justice, place Vendôme. Jazz, musique classique, chanson française, rock électro ou ensemble vocal, il y en avait pour tous les goûts.
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"Je suis très contente de participer à cette fête de la musique lâche Véronique D, vice-procureur à Paris. Cela permet de découvrir le lieu, de retrouver des collègues, mais aussi d'apprécier une musique de qualité. Cette initiative est très appréciée des personnels de juridictions" poursuit-elle.
Pour les membres d'associations travaillant avec le ministère de la Justice, c'est différent. "Pour nous qui sommes pour beaucoup des bénévoles, c'est une reconnaissance de notre travail" lance Jean-Paul L, membre d'une association qui donne des cours par correspondance à des personnes en grandes difficultés et notamment à des détenus. "C'est une façon de voir nos interlocuteurs dans un cadre très agréable" renchérit Jean-Jacques A, membre de la fédération des victimes d'accidents collectifs.
"Cette fête de la musique est une très bonne idée, mais ce n'est pas le seul jour où je vais écouter de la musique" ironise quand même Françoise D, fonctionnairede la direction de l'administration générale et de l'équipement (DAGE).
Jazz
Les passionnés de jazz ont pu apprécier la prestation du célèbre jazzman Didier Lockwood. Les groupes Antoine and Co et Thomas ENHCO and Co ont aussi repris des standards. Ceux qui préfèrent la musique classique ont pu écouter la suite numéro 1 de Carmen, brillamment interprétée par l'Orchestre Symphonique Divertimento et l'école de musique de Stains. Il y avait aussi du rock électro grâce au groupe Café Régios, des guitares acoustiques avec la formation Swing Tones et un ensemble vocal avec Dodecavoce.
Personnalités
Des personnalités de marque étaient présentes. Comme le chanteur Marc Lavoine ou Jean-Claude Casadesus, chef de l'Orchestre National de Lille . Rachida Dati, garde des sceaux, ministre de la Justice, arrivée vers 18h30, a pendant prés d'une heure fait le tour du jardin, allant à la rencontre des invités. Beaucoup, se pressaient pour la saluer.
Une programmation musicale variée, des invités enchantés. La fête a été un succès. Elle s'est déroulée sans aucune fausse note. Normal, elle était réglée comme du papier à musique.
Mais le ministère de la Justice ce n'est pas seulement l'hôtel de Bourvallais , place Vendôme. C'est aussi l'Administration Pénitentiaire par exemple: les portes de quelque 190 maisons d'arrêt ou centres pénitentiaires se sont en effet ouverts pour la fête de la musique à de nombreux musiciens, professionnels de renom (Renaud au centre de détention de Bapaume, dans le Pas-de-Calais, Sanseverino et Jeanne Cherahl à Fleury-Mérogis, le groupe Eiffel à Gradignan) , orchestres municipaux de musique classique,mais aussi détenus à l'origine de nombreuses initiatives (par exemple un concert de slam à la maison d'arrêt de Nîmes). Au-delà des concerts, des ateliers de musique et de chant ont été organisés dans les établissements, ainsi que des ateliers d'initiation (maison d'arrêt de Dijon), conférences avec les auteurs d'ouvrages musicaux (maison centrale de Poissy), ou projections de films (maison d'arrêt de Blois).
Interview des organisteurs :
Colette Daguenet, chef du bureau du cabinet - >> Ecouter >>
Daniel Schmuckler, président de l'Association Sportive et Culturelle du Ministère de la Justice (ASCMJ) - >> Ecouter >>