Madame, Monsieur, La mission que m'a confiée le 30 juin dernier le Président de la République marque sa volonté de voir enfin définie ce que pourrait être une « grande profession du droit » et confirme l'intérêt très profond qu'il porte à l'ensemble des professions juridiques, parmi lesquelles celle d'avocat, qui fut la sienne.
Je mesure bien sûr l'ampleur de cette tâche, que je souhaite aborder avec détermination, mais aussi avec modestie. J'ai voulu m'entourer de personnalités d'horizons différents, de parcours divers, mais qui tous sont des professionnels du droit ou travaillent avec les professionnels du droit. Nous avons ensemble entamé une longue série d'auditions, afin qu'un maximum de professionnels, mais aussi d'utilisateurs du droit, puissent nous faire part de leurs souhaits, de leurs attentes, et disons le, de leurs craintes. Un site internet est créé pour recueillir toutes les contributions de ceux qui veulent nourrir notre réflexion. Soyez assurés que vos travaux seront lus, pris en compte, et que nous n'hésiterons pas à prendre attache avec le plus possible d'entre vous dont les propositions nous apparaîtrons particulièrement innovantes. Car l'innovation est bien le cœur de la réflexion que les membres de la commission et moi-même entendons mener : comme le Président de la République me l'a demandé, nous lui ferons des propositions innovantes sur des sujets aussi divers que le périmètre de cette « grande profession du droit » la formation ou l'aide juridictionnelle. La mission qui m'a été confiée et ce site internet démontrent que nous devons tous profiter de ce moment voulu par le Chef de l'Etat pour faire évoluer des professions parfois incomprises et souvent mal connues de nos concitoyens. Nous avons besoin de nous adapter aux défis que nous lance, au début au XXIème siècle, l'évolution de notre pays, de l'Europe et du monde pour être plus présents, plus forts et plus utiles. Saisissons-nous de l'opportunité qui nous est donnée. Saisissez-vous de l'outil mis à votre disposition pour participer à ce travail qui doit être commun. Merci à vous. Jean-Michel Darrois
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