Déplorant qu'à diplômes et compétences égales (malgré une législation étendue et l'aggravation des sanctions pénales avec les lois de 2001, 2002, 2004 et 2006), une personne handicapée a 15 fois moins de chance d'obtenir un entretien d'embauche qu'une personne valide, un homme d'origine étrangère, 5 fois moins, un homme âgé de plus de 50 ans, 4 fois moins et une femme avec 3 enfants, près de deux fois moins, le Garde des Sceaux a réaffirmé sa volonté de modifier cette"réalité douloureuse et quotidienne dans notre pays".
Saluant l'engagement de Dominique Sopo, président de l'association SOS Racisme, de Patrick Gaubert, président de la LICRA et de Maître Christian Charrière-Bournazel, vice-président de la LICRA, et nouveau bâtonnier de l'Ordre des avocats de Paris, Rachida Dati a d'abord dressé un bilan des pôles anti-discriminations, cinq mois après leur création. "Les pôles ont été mis en place dans 181 tribunaux de grande instance et dans les départements d'Outre-Mer. Dans chaque tribunal, les pôles ont été confiés à un magistrat référent du parquet et à un délégué du procureur. D'ores et déjà, 108 délégués du procureur directement issus du milieu associatif, venant par exemple de Boulevard des potes, de l'UDAF, de Sidaventure, du MRAP, ou de la LICRA, ont été désignés" a rappelé le ministre. "Magistrats référents et délégués du procureur agiront en complémentarité avec les correspondants locaux de la HALDE" a-t-elle, par ailleurs, précisé. Soulignant ainsi sa décision d'ouvrir la Justice vers le monde associatif, Rachida Dati a insisté : "vous défendez la devise de notre République, vous défendez une France où chacun a sa place, où chacun a les mêmes droits. Ces valeurs, je les partage. C'est pour cela que je souhaite que nous travaillions ensemble" a-t-elle déclaré, affirmant, en outre, que la France inscrira en 2008 dans sa législation, les définitions concrètes des faits relevant de la discrimination proposées par l'Union européenne. "En tant que représentants des associations, vous avez un rôle fondamental à jouer. Vous pourrez aider les pôles à constituer un réseau local de lutte contre les discriminations. Vous pourrez tenir des permanences d'information. Vous pourrez contribuer aux actions de sensibilisation dans les établissements scolaires et universitaires. Enfin, et c'est pour moi l'essentiel, vous pourrez accompagner les victimes dans leurs démarches" a, par ailleurs, expliqué le ministre. "Notre action est complémentaire. Il ne suffisait pas de le dire, il fallait agir. La Justice ne peut rester silencieuse, c'est comme cela que nous rendrons la France plus juste" a conclu le Garde des Sceaux. Le président de la LICRA, Patrick Gaubert, s'est ensuite félicité de la signature de ces conventions-cadres, représentant "un pas de plus dans la mise en oeuvre du principe républicain d'égalité" tout comme le président de l'association SOS Racisme, Dominique Sopo, pour lequel "ces conventions correspondent à une évolution positive sur laquelle ils pourront s'appuyer dans les années à venir". 
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