Le prix international des droits de l'homme a été remis à Beatrice Mtetwa, avocate au Zimbabwe
Le XIVème prix international des droits de l'homme Ludovic-Trarieux 2009 a été remis, jeudi 29 octobre à la Maison du barreau de Paris à Beatrice Mtetwa, avocate des journalistes et présidente de la Law Society of Zimbabwe, par le sénateur Jean-Jacques Hyest.
Ce prix lui a été attribué pour sa contribution essentielle dans la lutte pour le droit à la liberté d'association, de réunion et d'expression ainsi que pour la défense de l'Etat de droit au Zimbabwe.
Créé en 1984, le Prix international des droits de l'homme Ludovic-Trarieux est un « Hommage des avocats à un avocat ». Il est décerné à « un avocat sans distinction de nationalité ou de barreau, qui aura illustré par son œuvre, son activité ou ses souffrances, la défense du respect des droits de l'Homme, des droits de la défense, la suprématie du droit, la lutte contre les racismes et l'intolérance sous toutes leurs formes ».
Béatrice Mtetwa est ainsi la deuxième personnalité africaine, après Nelson Mandela en 1985, alors qu'il était encore prisonnier, à recevoir le prix Ludovic-Trarieux.
Quand Histoire et Droits de l'Homme se rencontrent...
La loi peut-elle dire l'histoire ?
L'Institut des droits de l'Homme des avocats européens (IDHAE), a réuni historiens, universitaires et avocats autour du thème «Droit, Justice et Histoire» lors du colloque organisé le 29 octobre 2009, à la Maison du Barreau à Paris.
La place de l'Histoire dans la jurisprudence du Conseil d'État et la Cour européenne des droits de l'homme a été présentée par les différents intervenants.
La question du rôle du législateur par rapport à celui de l'historien a été débattue par les participants à la table ronde.
Les lois peuvent-elles rétablir la justice, plusieurs années, voire plusieurs siècles plus tard ?
Comment l'historien peut-il travailler dans le cadre de ces lois et face aux enjeux de la mémoire ?
Les juristes, partisans des lois mémorielles ont échangé leurs points de vue avec les historiens qui défendent une plus grande liberté dans leurs travaux de recherches.