Départ du tour de France cycliste pénitentiaire
Les coureurs, personnes détenues ou surveillantes pénitentiaires, se sont élancées pour les premiers kilomètres
© Dicom - Patrick Sèbe
Première mondiale, le tour de France cycliste pénitentiaire s'est élancé hier de Villeneuve d'Ascq, dans la banlieue de Lille, pour rejoindre Valenciennes. La soixantaine de kilomètres du parcours n'était qu'un échauffement pour le peloton de 64 coureurs, parmi lesquels 23 personnes détenues.
Claude d'Harcourt, directeur de l'administration pénitentiaire, a donné le signal du départ avec les partenaires de l'opération : Jean-Pierre Haemmerlein, directeur de la fondation Décathlon et Marc Madiot , directeur sportif de la française des Jeux.
Au total, 400 coureurs dont 200 personnes détenues et condamnées, vont participer à ce tour de France. Six détenus parcourront les 2200 kilomètres en une quinzaine de jours. Ils seront rejoints à chaque étape par un peloton interrégional.
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Le parcoursLes dix régions administratives pénitentiaires seront traversées lors de ce tour, avec des étapes à Montmédy, Chaumont, Dôle, Saint-Quentin-Fallavier, Le Pontet, Bézier et Angers avant le sprint final pour le stade Charléty à Paris. Le campus de L'Ecole nationale d'administration pénitentiaire, à Agen, est également sur le parcours. | Sport et réinsertionQuinze conventions conclues avec des fédérations sportives et un protocole d'accord entre le ministère de la Justice et celui de la Jeunesse et des sports en 2007 favorisent le sport en prison. Aujourd'hui, les détenus pratiquent en moyenne 4 heures de sport par semaine. Dans les établissements pénitentiaires pour mineurs, il est prévu que les jeunes puissent bénéficier d'environ 20 heures de sport hebdomadaires. |