L’Ecole nationale de protection judiciaire de la jeunesse (ENPJJ) forme, depuis octobre 2008 à Roubaix dans le Nord, les professionnels de la justice des mineurs (éducateurs, directeurs de service et d’établissement, psychologues…). Le 2 septembre, près de 200 stagiaires y ont été accueillis par Philippe-Pierre CABOURDIN, directeur de la Protection judiciaire de la jeunesse et Nicole LORENZO, directrice adjointe de l’Ecole nationale de protection judiciaire de la jeunesse (ENPJJ). Le lendemain, ce sont les 25 élèves de la classe préparatoire intégrée (CPI) qui ont découvert leur école. Au total, l’ENPJJ formera cette année 343 professionnels destinés à travailler auprès de mineurs ayant commis des actes de délinquance.
164 éducateurs stagiaires, 24 directeurs stagiaires et 25 élèves de la classe préparatoire intégrée ont fait leur rentrée les 2 et 3 septembre dernier à l’Ecole nationale de protection judiciaire de la jeunesse (ENPJJ) à Roubaix (Nord).
« Vous avez choisi un métier que vous exercerez dans un cadre spécifique qui est celui du judiciaire, c’est-à-dire dans un cadre contraint, que vous interveniez dans le cadre d’un mandat pénal ou un d’un mandat civil. Cette dimension judiciaire vous impose une éthique, une rigueur et un professionnalisme exemplaires ». C’est par ces mots que Philippe-Pierre CABOURDIN, directeur de la Protection judiciaire de la jeunesse (DPJJ), s’est adressé à l’ensemble des stagiaires. Soulignant qu’ils se sont « engagés dans des métiers difficiles et des missions qui font l’objet d’attentes très fortes de la part de la société et des autorités politiques au sens large », le directeur leur a indiqué que les services de la PJJ prennent en charge chaque année près de 100 000 mineurs ayant commis des actes de délinquance.
Augmentation du nombre des infractions, rajeunissement de l’âge d’entrée dans la délinquance et, pour certains, aggravation des actes commis, « les mineurs que la justice doit prendre en charge ont changé et le regard que notre société porte sur eux a également changé, nous devons en tenir compte », a précisé le DPJJ, évoquant le projet de code de la justice des mineurs qui devrait être finalisé d’ici la fin de l’année et présenté au Parlement début 2010.
Pour mener à bien ses objectifs, la Protection judiciaire de la jeunesse, s’est dotée d’un projet stratégique national 2008-2011, structuré autour de ses quatre missions principales : Conseiller, Eduquer, Evaluer et Organiser. « C’est grâce à vous qui avez fait le choix de vous engager au service de ces missions que la justice des mineurs continuera d’être reconnue et qu’elle apportera les meilleures réponses possibles aux mineurs qui nous sont confiés par les magistrats », a conclu le DPJJ à l’adresse des stagiaires.
L’ENPJJ formera cette année 343 professionnels de la justice des mineurs
Au même titre que l’Ecole nationale de la magistrature (ENM), l’Ecole nationale de l’administration pénitentiaire (ENAP) et l’Ecole nationale des greffes (ENG), la Protection judiciaire de la Jeunesse forme ses propres agents. Educateurs stagiaires en formation initiale ou en formation en un an (examen professionnel, liste d’aptitude et sur titres), directeurs stagiaires, élèves de la CPI, l’ENPJJ formera cette année au total 343 futurs professionnels de la justice des mineurs aux besoins actuels de la prise en charge éducative des mineurs ayant commis des actes de délinquance. Située à une heure de train de Paris, l’école occupe une position centrale en Europe.
Installée en centre-ville sur le site des anciennes filatures, ce bâtiment de 6 000 m2 abrite un amphithéâtre de 335 places, 30 salles de cours dont 2 amphithéâtres de 60 places, 2 salles informatiques, 2 salles d’expression sportive et culturelle, un restaurant administratif de 200 couverts et une cafétéria. Un centre de documentation et une bibliothèque de recherche de 1 200 m2 sont également à la disposition des stagiaires. Avec 60 000 ouvrages et 400 collections et revues, c’est l’un des plus grands centres européens de ressource documentaire dédiés à l’enfance en difficulté. Depuis avril 2009, les stagiaires sont logés dans une résidence hôtelière de 180 chambres et 20 studios à deux pas de l’école dans des conditions optimales d’apprentissage.
60 formateurs pour un enseignement au plus près des besoins
A partir du 1er octobre 2009, l’école accueillera son nouveau directeur, Jean-Pierre VALENTIN, actuel DIR Grand-Ouest, son prédécesseur ayant rejoint le cabinet de la ministre d'Etat, Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Libertés. L’école s’organise autour de trois directions (Affaires administratives et financières, Enseignements et de la Recherche, Ingénierie des Formations). L’ENPJJ est également présente en régions par le biais de pôles territoriaux de formation (PTF). Au total, pas moins de 160 professionnels dont 60 formateurs sont destinés à l’encadrement et à la formation des stagiaires. Les enseignements sont répartis sur cinq disciplines : droit et politiques publiques, sciences humaines, gestion publique et techniques administratives, communication et informatique pédagogique, action éducative.
Les 25 élèves de la Classe préparatoire intégrée (CPI) ont effectué leur rentrée le 3 septembre 2009. Durant cinq mois, ils vont bénéficier de conditions optimales et individualisées pour préparer au mieux le concours externe d’éducateur de la PJJ.
Les élèves de la CPI avec leurs formateurs
Ils sont 17 filles et 8 garçons, âgés de 22 à 36 ans, à avoir rejoint cette année les bancs de l’Ecole nationale de protection judiciaire de la jeunesse (ENPJJ). Issus de toutes les régions de France, ces 25 élèves de la Classe préparatoire intégrée (CPI) sont titulaires d’un Bac +2 minimum et ont été sélectionnés sur dossier et entretien. Parmi eux, neuf sont titulaires d’une Licence et deux d’un Master. Durant cinq mois, ils vont pouvoir bénéficier d’une préparation intensive et individualisée au concours externe d’éducateur de la PJJ qui aura lieu à la fin de l’hiver 2010. L’objectif de cette classe : offrir les meilleures conditions possibles d’apprentissage à des jeunes qui, du fait de leur situation géographique, sociale ou familiale, n’auraient pas la possibilité de bénéficier d’une préparation de qualité au concours, cumulant souvent emploi salarié et études. Pour les aider à mettre toutes les chances de leur côté, l’Ecole nationale de protection judiciaire de la jeunesse prend en charge financièrement la formation, l’hébergement et la restauration de ces élèves qui représentent 15% d’une promotion d’éducateurs. A l’occasion de cette rentrée, Philippe-Pierre CABOURDIN, directeur de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) a tenu à féliciter tout particulièrement les 9 éducateurs stagiaires issus de la promotion précédente de la CPI, qui ont réussi le concours. Cette CPI a été créée l’an dernier dans le cadre de la politique d’égalité des chances menée par le ministère de la Justice et des Libertés dans chacune de ses quatre écoles de formation.
Les bons résultats de la CPI 2008
Avec 36% d’admis au concours d’éducateurs 2009, la première promotion de la classe préparatoire intégrée de l’Ecole nationale de protection judiciaire de la jeunesse (ENPJJ) affiche un taux de réussite très satisfaisant. 9 des 25 élèves stagiaires de la première promotion de la classe préparatoire intégrée (CPI) de l’ENPJJ, créée en octobre 2008, ont ainsi été reçus au concours externe d’éducateur.