"Mur mur de l'ombre", voir et entendre le quotidien de l'enfermement Témoignage de l’univers carcéral, la pièce jouée par un collectif d’artistes de comédiens et de danseurs, donne à voir et à entendre le quotidien de l’enfermement, les échappatoires et les formes de résistance mis en œuvre par l’individu. Fruit d’entretiens avec d’anciens détenus et d’ateliers de théâtre et d’écriture menés plus particulièrement au centre de détention de Loos, la création « Mur mur de l’ombre » est l’aboutissement d’une rencontre entre les mondes de la création et de la détention. Une scène inhabituelle, pour un public inhabituel
Le 30 mai 2007, le Théâtre de « L’AVENTURE ! » s’est produit sur une scène inhabituelle, la salle d’audience au TGI de Lille, pour un public lui-même inhabituel, les acteurs régionaux intervenants sur d’autres « scènes » : celles de l’accès au droit, de la protection judiciaire de la jeunesse et de la détention. Magistrats de la cour d’appel de Douai, du TGI de Lille, avocats, surveillants, éducateurs et membres d’associations comme R libre, travaillant pour la réinsertion, Génépi agissant pour la formation en milieu carcéral, ainsi qu’un représentant local en matière d’égalité des chances, ont assisté à la représentation en présence d’un groupe de jeunes suivis par la justice des mineurs et directement impliqués dans le projet. Au delà de la sensibilisation sur le monde de la détention, un partenariat pour la prévention et la réinsertion. Véritable sensibilisation sur le monde de la détention, plusieurs objectifs sous-tendaient l’évènement. Selon Arnaud Soleranki, directeur du centre de détention de Loos, l’opération « ouvrait l’établissement à un partenaire artistique et à la cité ». Pour Alberto Di-Mattéo, Directeur de l’Unité Educative de Milieu Ouvert de Roubaix, il se prononce sur un évènement qui « amène les différents professionnels de la protection de l’enfance à se parler pour un partenariat plus efficient autour de la détention, et surtout de la prévention.».
Au-delà des objectifs préventifs et de réinsertion, il s’agissait de mettre en place une véritable synergie vers des partenariats plus accomplis entre les différents acteurs et participants. En présence d’Henri-Charles Egret, Président du Tribunal de Grande Instance de Lille, Philippe Lemaire, Procureur et certains membres de la cour d’appel, la soirée a été suivie d’un débat animé par le Directeur du Centre National de Formation et d’Enseignement de la PJJ. |