« Etre une force de proposition »,
Hakim, directeur stagiaire 17ème promotion
Educateur PJJ depuis deux ans en hébergement et en milieu ouvert à Tourcoing, Hakim, 34 ans a passé avec succès le concours de directeur de service.
Etre éducateur c’est passionnant, devenir directeur c’est exaltant. Ce métier comporte des responsabilités supplémentaires et permet d’être force de proposition. Psychologues, éducateurs, personnels, les professionnels de la Protection judiciaire de la jeunesse font un travail très difficile mais il ne faut pas qu’ils s’isolent. Il faut créer une dynamique de groupe au sein d’un service. En tant que futur directeur, j’ai envie de susciter la motivation d’une équipe, de me positionner en manager. En matière d’action éducative, il faut créer, innover prendre des risques parfois. Je dépends toutefois d’une administration avec des orientations stratégiques précises. Il faut articuler la commande institutionnelle avec la réalité des terrains, toujours au bénéfice des mineurs dont nous avons la charge et notamment des mineurs délinquants. Le recentrage au pénal n’est pas un changement fondamental, c’est juste une redistribution des missions de la PJJ. Les mineurs en danger souffrant de carences familiales, les mineurs délinquants, c’est le même public la plupart du temps. Quel qu’il soit, notre travail éducatif reste le même à mon sens. L’audit continu des services de la PJJ me paraît une bonne chose. Il doit s’envisager comme un moyen d’amélioration des pratiques professionnelles de chacun de nos métiers. Nous avons tous besoin de nous remettre en question de temps en temps. Un regard objectif extérieur le permettra. La stagnation est la médiocrité. Et je trouve normal qu’il y ait un contrôle dans une administration comme la nôtre, qui veille à ce que le denier public ne soit pas gaspillé.