Des procureurs « antipollution » pour la Méditerranée
La Banque Mondiale et le ministère de la Justice français ont organisé, les 8 et 9 juin 2009, un séminaire consacré à la lutte contre la pollution en Méditerranée. L'objectif : créer un réseau de procureurs et d'enquêteurs pour faire de cette région un symbole des bonnes pratiques environnementales.
Neufs pays riverains s'y sont exprimés : France, Algérie, Maroc, Tunisie, Égypte, Liban, Malte, Espagne et Italie. Une trentaine de représentants de ces États se sont penchés sur les questions de pollution marine. Cette première rencontre officielle comptait également l'organisation internationale de droit du développement (IDLO) et le centre régional méditerranéen pour l'intervention d'urgence contre la pollution marine accidentelle (REMPEC).
Ces initiatives sont inspirées par le protocole de la Convention de Barcelone, qui préconise l'harmonisation des poursuites judiciaires et la sanction des émissions illicites en Méditerranée. La création d'un réseau judiciaire s'inscrit également dans le cadre du programme MED DURABLE de la Banque Mondiale.
Les conclusions du séminaire seront proposées à l'approbation des gouvernements participants lors de la prochaine réunion interministérielle de l'union pour la Méditerranée.