150 ans après : "Le Procès des Fleurs du Mal" de Ph. Blondeau
Une pièce représentée le 16 décembre à 14 heures au Centre de Civilisation Française à Paris
150 après : Le Procès des Fleurs du Mal de Philippe BLONDEAU par LES COMPAGNONS D’ELEUSIS.
Avec en prologue une lecture-florilège des Fleurs du Mal comprenant les pièces condamnées.Mise en scène : Georges ZARAGOZA. Avec Georges ZARAGOZA, Philippe LAUNAY, Paul BERTHELEMOT (chant), Élodie LECLERCQ, Anne de GROUSSOUVRE, Nelly POIX, Claudine JAMIN-LAUNAY, Maud RUEZ ZARAGOZA, Jean-Paul FAIVRE, Monique VALENTIN, Nadine GUICHARD, Yves VALENTIN, Michèle LAGRANGE, Dominique ZARAGOZA, et Christophe LANGEVIN. Direction d’acteur : Anne de GROSSOUVRE. Régie : Michael RUEZ.
Les Compagnons d’Éleusis, troupe de théâtre forte de 36 ans d’existence, est subventionnée par La Ville d’Épinal et le Conseil Général du département des Vosges.
« 1857 publication des Fleurs du Mal et dans la foulée inculpation du poète. Le recueil sera amputé de ses pièces essentielles. Baudelaire a eu les plus grandes peines à achever son recueil poétique. Lors de sa publication il est sous le coup d’une forte émotion qui le pousse à écrire à ses amis pour leur annoncer le grand jour : la publication, enfin !, des Fleurs du Mal. L’œuvre de sa vie. Mais une note fielleuse dans le Figaro, concernant des « obscénités » qui seraient présentes dans ce recueil, enclenche la mécanique judiciaire. Très rapidement Baudelaire se verra citer devant la 10e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris. Il devra répondre de plusieurs chefs d’accusation dont celui d’outrages aux mœurs. Par delà la déception d’un grand poète, par delà l’implacable machinerie qui se met en mouvement, se trouvent posés, grâce à ce procès emblématique, les rapports épineux, contradictoires, violents, entre la Morale d’une époque et la Liberté de création. Nous pourrions nous croire vacciné contre ce type d’affrontement. Mais, ce procès est notre contemporain. » Philippe BLONDEAU (auteur).
« Mettre en scène Le Procès de Baudelaire, c’est rendre compte de l’éternel divorce entre le poète et son temps que l’auteur des Fleurs du Mal a si bien illustré dans « L’Albatros ». Le poète est « exilé au milieu des huées » ; c’est cette expression qui illustre le projet de mise en scène du texte de Ph. Blondeau. Le spectacle cherchera a mettre en évidence la détresse de celui qui voudrait parler à ses contemporains, parler pour ses contemporains et qui n’aboutit qu’à un soliloque désespéré. Pas de salle de tribunal, pas de confrontation publique ; c’est dans l’âme du poète que se joue le drame de sa condamnation. Il est le rejeté, l’exilé, le grand exclu. Si le procureur Pinard est présent, c’est bien plus à travers l’imaginaire et le souvenir du poète. » Georges ZARAGOZA (metteur en scène).
Sur une initiative de Pierre Brunel, vice-président de Paris-Sorbonne, Directeur du Centre de Civilisation Française, avec le soutien du Service Culturel Des Étudiants.